Wallonie: le chômage pourrait descendre jusqu'à un taux historiquement bas en 2024

Le chômage en Wallonie va-t-il atteindre un taux historiquement bas ? C'est en tous cas ce qu'estime l'IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique). Il estime que le chômage wallon pourrait tomber à 10,7% en 2024, soit un record.

Selon la dernière étude de l'IWEPS, entre 2019 et 2024, l'économie wallonne va tourner plutôt à bas régime : la croissance de l'économie se situerait à 1,3%. Par contre, le chômage devrait atteindre un taux historiquement bas de 10,7% en 2024. "La bonne nouvelle, c'est la baisse du taux de chômage. Je pense qu'elle devrait perdurer encore pendant les cinq ans à venir. Et elle provient de créations d'emplois qui restent correctes, compte tenu des taux de croissance que l'on observe. Moins intense, c'est vrai, que dans un passé récent. Et elle provient aussi, et cela est peut-être une moins bonne nouvelle, de la progression d'une population active qui est relativement faible, voire légèrement négative en 2024", explique Frédéric Caruso, économiste à l'IWEPS. En d'autres termes, cette baisse du chômage s'explique en partie par un effet démographique. Le défi majeur reste donc d'augmenter le taux d'emploi.

Qu'en disent les patrons?

"Il y a un premier phénomène : le taux d'emploi public dans l'emploi total wallon est encore beaucoup trop important. Et le deuxième phénomène, c'est que le taux d'emploi en lui-même est encore beaucoup trop bas (autour de 63% alors que la moyenne européenne est 10% au-dessus). C'est un réel problème parce que cela veut dire que l'on a un nombre d'allocataires qui est trop important, et qu'il n'y a pas suffisamment de personnes qui contribuent à la création de valeur dans la Région" estime de son côté Olivier de Wasseige, directeur général de l'Union wallonne des Entreprises.

Un autre défi est de trouver la main-d'œuvre adéquate. Il reste toujours près de 28.000 emplois vacants, et toujours plus de métiers en pénurie. "On est passé sur les derniers trimestres de 88 à 100 métiers qui sont en pénurie. C'est évidemment extrêmement problématique pour les entreprises, puisqu'on n'arrive pas à recruter. Et donc on doit freiner les commandes dans des tas d'entreprises" poursuit Olivier de Wasseige.

Il reste encore pas mal de chemin pour parvenir à l'objectif très ambitieux du plein emploi en 2030.

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