Vinçotte: les syndicats refusent les licenciements et annoncent des actions

Les syndicats au sein de Vinçotte n'ont pas caché leur colère après l'annonce d'une restructuration menaçant 195 emplois sur les quelque 1600 que compte l'entreprise de contrôle et de certification. Si la direction ne revient pas sur sa décision, des actions seront organisées, avertissent les organisations syndicales. "Il n'est pas exclu qu'un certain nombre de travailleurs débrayent spontanément. Avec la CSC, il a déjà été convenu de mener d'importantes actions à partir de début mai", indique Jan Meeuwen du Setca/BBTK.

La direction a justifié ses intentions par une baisse de part de marchés, mais ce recul est la faute de la direction, selon le responsable syndical qui pointe la réorganisation menée dans le cadre de "Vinçotte 3.0". Cette réorganisation a conduit certains inspecteurs à devoir faire face à un surcroît considérable de missions là où d'autres sont amenés "à se tourner les pouces". Résultats des courses: malgré un même nombre de travailleurs, beaucoup moins de missions peuvent être menées à bien, selon Jan Meeuwen.

"Vincotte, honte à vous!!, a réagi la CNE par voie de communiqué. Le projet Vinçotte 3.0 annonçait à tous les travailleurs de l’entreprise un avenir nouveau et prospère. Ce fameux plan Vinçotte 3.0, qui a été unilatéralement introduit depuis le 1er janvier sans aucune consultation, était donc la préparation d’une froide restructuration". Le syndicat annonce une opposition coordonnée prévue à partir du 2 mai avec "des grèves et des actions".

Restreindre les syndicalistes, puis le personnel

Des actions avaient déjà été menées le 17 février dernier, dans l'entreprise et au siège de Vilvorde, contre cette réorganisation.

Par ailleurs, des tensions sociales étaient déjà apparues après la décision de la direction, l'année dernière, de réduire unilatéralement de 18 à 8 le nombre de mandats de la délégation syndicale.

Les syndicats s'y sont opposés, ce qui a empêché la mise en place d'une délégation syndicale au sein de l'entreprise. "Cela fait clairement partie de leur plan qui visait à d'abord restreindre les syndicats et à saper la concertation sociale pour ensuite pouvoir faire ce carnage social", conclut Jan Meeuwen, ajoutant que les syndicats s'attendaient à quelque chose après la fermeture du labo l'année dernière "mais pas de cette ampleur".

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