Vendredi noir pour les petits commerçants ?

Le Black Friday a contaminé nos villes. Des grandes enseignes aux commerces de proximité, les affiches noires tapissent toutes les vitrines. Et pourtant cette opération commerciale en provenance des Etats-Unis ne fait pas les affaires de tout le monde. D’après le SDI, le syndicat neutre pour indépendants, il est même nuisible aux commerces de proximité. Le syndicat en appelle au bon sens des consommateurs, sachant que le secteur produit un emploi sur huit en Belgique.

Les petits commerçants fatalistes

Pas le choix. Face au marketing déployé par la grande distribution, les petits commerces du centre-ville embrayent. Non pas par choix mais par obligation. Dans le centre-ville namurois, une opticienne se précipite pour coller une affiche sur sa vitrine : " Cette année, de plus en plus de commerces affichent Black Friday et donc on se sent un peu obligé de faire quelque chose. " reconnait Vinciane Salpeteur.  Mais pour sa voisine qui vend du tissu au mètre, pas question de succomber à cette nouvelle tradition : " Je pense que ça dessert le petit commerçant parce qu’on entend les clients dire qu’ils vont aller voir sur internet, il font aussi référence aux super conditions des grandes surfaces... " explique Nathalie Exposito.

Pas les mêmes marges

Pour les indépendants, impossible d’afficher les mêmes ristournes que dans les grandes chaînes.  Dans sa boutique du piétonnier, Bénédicte Marteleur fait de la résistance : " Dix pour cent pour le client c’est peu et pour nous c’est déjà beaucoup. On n’a pas les mêmes marges que les grands groupes et donc ce Black Friday c’est pénalisant pour nous… ".

Un seul patron : le client "

Pour Thierry Evens, le porte-parole de l’UCM, l’union des classes moyennes, le commerçant a un seul patron… " un patron très exigeant qu’est le client. Il y a une grosse affluence en raison du black Friday. On est donc obligé de les attirer. On n’est forcé de suivre. "

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