Mise au Point: "Va-t-on se faire avoir chez les Grecs?"

" Va-t-on se faire avoir chez les Grecs ? "
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" Va-t-on se faire avoir chez les Grecs ? " - © LOUISA GOULIAMAKI - IMAGEGLOBE

Deux débats cette semaine avec en premier lieu le sous-financement de la justice et ensuite un débat sur la dette grecque. Rendez-vous dès 11h 25 sur la Une ce dimanche.

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11 :25 REVU ET CORRIGE

Le nouveau duo formé par Florence Hainaut et Alain Gerlache décortiqueront l'actualité en compagnie de Pierre Kroll, Catherine Ernens ("L’Avenir") et Christophe Deborsu (Vier TV). L’émission sera pimentée par les images sélectionnées par Kevin Dero, qui a vu ce que vous n’avez peut-être pas vu, ou alors pas comme ça.

11 :55 l’Indiscret : Laurette Onkelinx, cheffe de groupe PS à la Chambre

12 :05 MISE AU POINT. Premier Débat : "Une justice sous-financée : un risque pour l’Etat de Droit ?"

C’est assez rare pour être souligné, le collège des cours et tribunaux crie, hurle et s’indigne. A l’aube du printemps budgétaire, ils réclament des moyens budgétaires. Sans le sou, la justice va dans le mur et l’Etat de Droit va de travers.

Le constat est sévère : "on peut déjà dire qu’il n’y a plus de Justice". Clame un Magistrat. Les jugements sont rendus trop tard ou, au pire, jamais car les délais ont dépassé la prescription, des enquêtes ne sont pas menées faute de moyens adéquats, les effectifs ne sont pas remplis, il manque des magistrats, l’arriéré judiciaire galope, les bâtiments se dégradent…. La justice est prise en flagrant délit de moyens insuffisants. Et ce sont les principaux concernés qui le disent.

Bref, le pouvoir judiciaire se fâche. Magistrats, tribunaux et Parquets demandent qu’au contrôle budgétaire, le gouvernement fédéral revoie la copie de son accord de gouvernement et lui donne les moyens de fonctionner. La justice propose ses propres pistes d’économies. Le message est clair : il faut immuniser au maximum ; l’épargner et même la renflouer. Notamment pour mener le combat de la sécurité, celui de la lutte contre la fraude fiscale, le terrorisme, dont il est fort question dans l’actualité.

Qu’est-ce qui ne va plus ? Le risque d’une justice à deux vitesses existe-t-il ? Une justice pour les riches ? Faut-il désengorger les tribunaux en décourageant les procès, en privilégiant les transactions, la conciliation, la médiation, doit-on augmenter les frais de Justice et à quel prix ? Le pouvoir judiciaire peut-il être géré comme un ministère ?

Des magistrats seront confrontés à des partis de la majorité fédérale à la veille du contrôle budgétaire annoncé au printemps

Serge Wynsdau – membre du collège des Cours et tribunaux – Président du tribunal du travail de Nivelles

Manuela Cadelli - Association syndicale des Magistrats

Christian De Valkeneer - Procureur général à Liège

Marie-Christine Marghem – MR Ministre de l’Energie

Sonia Becq – CD&V députée fédérale – membre de la commission Justice de la Chambre

12 :25 Deuxième Débat : "Va-t-on se faire avoir chez les Grecs ?"

La question est provocante. Volontairement. La Grèce a plus de 300 milliards de dettes. Et n’a plus d’argent à la veille d’une échéance de remboursement importante au FMI. L’austérité imposée à ce pays l’ont menée dans une situation catastrophique.

Les Elections grecques ont changé la donne. Syriza a fait campagne contre les conditions imposées par les créanciers, contre l’austérité imposée par la Troïka - Commission européenne – FMI et Banque centrale européenne. Bref la Grèce dit "stop" à ce programme qui – au lieu de les sauver- enfoncent la population dans la pauvreté.

Les grecs demandent "une rallonge" car les échéances sont là. Et c’est ici que ça se corse. Les créanciers de la Grèce veulent des garanties, des conditions et n’acceptent pas la proposition du nouveau Gouvernement Grec mené par le parti de gauche radicale Syriza. Lequel parti a fait des promesses électorales. C’est le bras de fer dans la semaine de la musculation. Celle des tous les dangers pour la zone Euro.

Lundi, les portes ont claqué. Les 18 n’ont pas accepté en Eurogroupe la proposition Grecque. La Grèce elle a annoncé qu’elle de cèderait pas au chantage.

Depuis le Gouvernement Grec via son Ministre des Finances a lâché un peu de lest. Oui ils devront revenir sur certaines promesses électorales. Ils n’auront pas le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière Merkel… ce vendredi nouvelle échéance et nouvelle discussion sur la restructuration de la dette.

Quel est l’enjeu pour la zone euro, combien tout ceci coutera au contribuable belge ? Notre pays a-t-il gagné du pognons sur le dos des grecs ? Ou au contraire la Grèce risque-t-elle d’amplifier la crise économique ? Quel est le risque systémique pour notre zone euro ? L’Euro est-il un échec ?

La Grèce peut-elle sortir de la zone euro ? Ou même de l’Europe, pourquoi ne pas effacer la dette ? Comment de cette crise qui plombe le ciel européen ?

A la lumière des dernières informations, Baudouin Remy refera le point sur le dossier de la dette grecque en compagnie d’économistes et d’experts en finances

Philippe Maystadt, Ex Président de la Banque européenne d’investissement, Ex-Ministre des Finances (1995-1998)

Roland Gillet, professeur à la Sorbonne (Paris)

Bruno Colmant, Professeur à la Solvay business School, Vlerick Gent Management School

Xavier Dupret , Economiste – Administrateur de l’association Joseph Jacqmotte