Une action des contrôleurs aériens mardi soir va causer des "problèmes" ponctuels

Une action des contrôleurs aériens mardi soir va causer des "problèmes" ponctuels
Une action des contrôleurs aériens mardi soir va causer des "problèmes" ponctuels - © Tous droits réservés

Les contrôleurs aériens vont mener une action mardi soir et durant la nuit, entre 22h00 et 8h00. L'impact sur les aéroports ne sera pas important mais il y aura des "problèmes" à certains moments, annonce le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP) dans un communiqué.

Le personnel de Skeyes (ex-Belgocontrol) veut envoyer un signal à la direction. La charge de travail est trop importante pour garantir la sécurité du trafic aérien, selon le personnel.Le syndicat libéral a déposé un préavis de grève lundi. Son équivalent chrétien, l'ACV-Transcom, pendant flamand de la CSC-Transcom, en avait fait de même il y a un mois afin de couvrir des actions éventuelles d'ici au 23 mars.

La mise en oeuvre concrète de l'action de mardi soir n'est pas encore connue. Son impact ne sera toutefois pas important, à en croire Lennert Mervild, du SLFP. "Les aéroports auront tout de même bien un problème durant une période définie", prévient-il. Après l'action, le personnel de Skeyes donnera une semaine à la direction de l'entreprise publique autonome chargée du contrôle aérien. Une nouvelle réunion de conciliation est en effet prévue le 18 mars, soit lundi prochain. "Si cela ne donne rien, alors d'autres actions suivront", met en garde le syndicaliste.D'après l'ACV-Transcom, des actions ponctuelles débuteront dès 22h00 ce mardi soir, "qui dureront certainement jusque mercredi matin à 8h00".

En outre, les contrôleurs aériens qui devaient être en stand-by dans les prochains jours se mettront également en grève."Nous sommes en train d'analyser et de régler les détails de manière à garantir la sécurité des passagers, du personnel navigant, des vols d'urgence et des urgences médicales durant les actions. C'est un dernier mais ferme avertissement de prendre au sérieux nos exigences", souligne Kurt Callaerts, du syndicat chrétien. Les tensions sociales au sein de l'ex-Belgocontrol sont dues au mécontentement du personnel concernant plusieurs dossiers. L'ACV-Transcom les a synthétisés en 25 points dans son préavis de grève, qui court jusqu'au 23 mars. Les points de friction tournent notamment autour des demandes d'interruption de carrière, les nominations et les primes mais aussi d'un nouveau centre de formation du personnel sur le site de Steenokkerzeel, juste à côté de Brussels Airport.

Le syndicat s'interroge notamment sur la transparence de la co-entreprise qui a été créée dans ce but.Une réunion de conciliation a eu lieu lundi chez Skeyes. Elle n'a cependant rien donné.

L'ACV-Transcom a rejeté les propositions de la direction, qu'elle estime "largement insuffisantes, même risibles". Le syndicat assure ne pas vouloir toucher les aéroports et les passagers. "C'est pourquoi nous avons donné du temps supplémentaire et un signal positif durant les vacances de carnaval. La direction continue, par contre, à provoquer et jouer à de petits jeux. Le manque total de respect pour le personnel prend des formes hallucinantes."

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