Un travailleur sur deux reçoit des chèques-repas : 20% de bénéficiaires en plus en cinq ans

Les chèques-repas sont populaires. En cinq ans, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 20%.
Les chèques-repas sont populaires. En cinq ans, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 20%. - © ERIC LALMAND - BELGA

Le nombre de travailleurs qui bénéficient d’un avantage extralégal sous forme de chèque-repas a augmenté de 20% en cinq ans, selon VIA, la fédération des émetteurs de titres-repas Un travailleur sur deux bénéficie de chèques-repas, soit 2,05 millions d’employés. Selon Olivier Bouquet, le président de l’Association des Émetteurs de Titres Repas, ce revenu supplémentaire correspond apparemment à un véritable besoin.

Un sondage réalisé par VIA auprès de 1000 travailleurs, 548 employeurs et 187 commerçants qui indique un taux de satisfaction en croissance et supérieur à 80% pour ces trois groupes. Ce sondage indique que le chèque-repas joue un rôle important en matière de pouvoir d’achat puisque 43% des sondés affirment qu’il est "nécessaire à leur équilibre budgétaire".

D’ailleurs, un Belge sur deux dépense l’argent reçu par l’intermédiaire des chèques-repas dans les deux semaines qui suivent le versement, selon une étude de VIA réalisée en décembre auprès de 1641 salariés. Il faut dire que cet avantage extra légal est loin d’être négligeable, il peut atteindre jusqu’à 1520 euros par an par salarié. La valeur totale des titres repas distribués l’année passée dépassait 2,6 milliards d’euros en Belgique.

Le nombre de bénéficiaires de chèques repas augmente régulièrement chaque année. On est passé de 1.700.000 utilisateurs en 2015 à plus de deux millions l’année passée. En fait, de plus en plus d’entreprises proposent cet avantage à leurs salariés.

Selon Olivier Bouqet, "On voit quand même une belle progression, qui était très forte lors de la digitalisation des titres repas et 100% digitale depuis 2015 et qui continue à progresser. L’année passée, 70.000 entreprises l’octroyaient, et en 2019 on est arrivé à 75.000 entreprises".

Olivier Bouquet estime par ailleurs qu’il y a encore un potentiel de croissance pour les trois sociétés qui sont actives dans le secteur, les émetteurs — Sodexo, Edenred et Monizze : "Principalement au niveau des sociétés privées, il y a les petites et moyennes entreprises auxquelles il faut encore qu’on s’adresse et il y a évidemment d’autres secteurs, notamment dans le secteur public, qui n’octroient pas de titres repas. Je pense par exemple à l’enseignement."

Avantages fiscaux pour les salariés du secteur privé

Le succès de la formule s’explique notamment par le fait que le chèque-repas est non imposable dans le chef du travailleur. Mais le fait que ce soit une quasi-rémunération sur laquelle il n’y a pas de cotisations sociales peut poser un problème presque politique aux pouvoirs publics car le titre repas est un montant qui est exonéré des charges fiscales et sociales et dont le travailleur ne doit pas payer de taxes. "C’est un montant de maximum 1520 euros par an et c’est vrai que l’administration regarde tous les avantages extra légaux", confirme Olivier Bouqet.

Et donc, la plupart des salariés du secteur public sont probablement contraints de continuer à voir les salariés du secteur privé en bénéficier et pas eux. Mais tous les salariés du secteur privé n’en bénéficient évidemment pas encore aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, la croissance du nombre de bénéficiaires de chèques-repas devrait se poursuivre, estime le président de VIA.

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