Un travailleur sur cinq se sent moins bien depuis le début de la pandémie

Depuis le début de la pandémie, un travailleur sur cinq dit se sentir moins bien au travail, tandis que près d’un sur trois accuse davantage de stress, selon une enquête menée pour le compte du prestataire de services RH Tempo-Team. Beaucoup de salariés souhaiteraient remédier à cette situation en cherchant un nouvel emploi.

L’enquête révèle ainsi que, depuis 12 mois, les salariés se disent moins heureux, accusent une baisse du bien-être mental et physique, d’envie et de plaisir au travail. À tel point qu’ils seraient aujourd’hui deux fois plus nombreux à rechercher un nouvel emploi.

Pourtant, un employeur sur quatre estime que la loyauté de son personnel s’est améliorée depuis l’apparition du Covid-19.

Le principal argument poussant des salariés à changer d’employeur ou à lui rester fidèles est, d’après leurs dires, le salaire (44%), suivi par la teneur du travail et l’équilibre avec la vie privée (39% tous les deux) et la sécurité d’emploi (32%).

Fracture entre aspirations et réalité du terrain

Le tiercé de tête des employeurs est différent : la sécurité d’emploi d’abord (36%), suivie par la teneur des tâches (35%) et le salaire (30%).

Mais selon la professeure Dr. Anja Van den Broeck de l’unité de recherche Work and Organisation Studies de la KU Leuven, qui a mené l’étude, la teneur des tâches est la meilleure garantie au bon fonctionnement des travailleurs, car elle impacte quasiment tous les aspects de l’activité professionnelle : engagement, plaisir au travail, bien-être mental et physique, prestations, motivation et rétention.

"On observe une fracture entre d’une part les aspirations des travailleurs et des employeurs (salaires élevés, haute sécurité d’emploi), et d’autre part la réalité sur le terrain (intérêt du travail). L’impact de ce dernier critère est donc injustement sous-estimé par les uns comme par les autres", explique la chercheuse.

"D’autres facettes ayant un impact négatif sur l’intérêt du travail pourraient également être améliorées", ajoute Tempo-Team. "Ainsi, plus d’un travailleur sur trois estime devoir suivre de nombreuses règles et procédures inutiles. Et près d’un sur cinq est confronté à des tracasseries ou brimades. Il y a donc de la marge pour une amélioration".

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