Un plan d'épargne pour les enfants? Et pourquoi pas la Bourse?

Les enfants devenus grands s’en souviennent : la plupart des parents versaient régulièrement de l’argent sur un compte de la 'Caisse d’Epargne' de la CGER à l’époque. L’école organisait ainsi une épargne hebdomadaire de 20 francs belges, près de 50 cent actuels. Mais cela, c’était avant. Aujourd’hui les carnets d’épargne classiques ne rapportent plus rien : 0,11% sur un an. C’est très peu. Le résultat est même négatif si l’on prend en compte l’inflation de 1,5% cette année. L’argent épargné devient un tonneau des danaïdes.

Mais si l’on oublie le carnet d’épargne, que faut-il alors faire ? Investir en Bourse ? Ce peut-être plus rentable, mais c’est aussi plus dangereux.

Investir dans des fonds

S’il s’agit de constituer une épargne pour des enfants de cinq ou six ans pou pour de jeunes ados, le temps joue en leur faveur. Sur une période de 10-15 ans, estime Nicolas Claeys de Test-Achats Invest, l’option Bourse devient très intéressante. " Évidemment, qui dit placement en Bourse dit risques, ce qui fait peur à beaucoup de gens. Mais il faut savoir que les fluctuations passagères sont annihilées par le fait que sur le long terme la Bourse a tendance à grimper. Ce n’est pas garanti, mais les chances de succès sont assez importantes. Il ne faut évidemment pas investir n’importe comment. Je recommande plutôt un placement dans des fonds."

Flexible et accessible

En l’occurrence, des fonds d’investissement qui placent l’argent de leurs clients dans des actions et des obligations, l’idée étant de diversifier et de répartir les risques.

Et pour investir dans des fonds d’investissement, il n’est pas nécessaire de disposer de beaucoup d’argent. Certaines banques proposent de véritables plans d’épargne dans des fonds d’investissement. Il est possible de se contenter de 25 euros par an. Au bout du compte ce ne sera pas un très gros bas de laine, mais on peut commencer vraiment très modestement, et aussi interrompre les paiements à tout moment en fonction des circonstances. Ce sont des formules très flexibles et très accessibles.

A qui appartient l’argent versé ?

Si l’argent est placé au nom des enfants, il appartient aux enfants, même s’ils sont encore mineurs. Les parents ne peuvent donc pas faire ce qu’ils veulent de cet argent, rassurent

Nicolas Claeys.Si les parents veulent le récupérer, la banque pourrait — je dis bien pourrait — demander l’autorisation du juge de paix, qui se prononcera alors sur l’utilisation voulue par les parents de cet argent. C’est-à-dire que les parents ne peuvent pas déposséder les enfants de leurs biens, mais on peut avoir des motifs légitimes de retirer cet argent pour le placer de façon plus sûre ou si à un moment donné la famille rencontre par exemple de graves problèmes financiers. Donc, si ça permet de nourrir ses enfants ou d’assurer l’éducation de ses enfants, retirer cet argent sera autorisé. Cet argent n’est donc pas complètement bloqué."

À 18 ans, une fois majeur, le jeune adulte disposera de l’argent comme il le souhaite, ce que tous les parents ne souhaitent pas nécessairement. C’est le moment où on rentre à l’université, les grandes beuveries, etc. Il existe donc une solution alternative évoquée par Nicolas Claeys : la clause de stipulation pour autrui. Elle signifie que les parents versent de l’argent sur un fonds diversifié, mais à leur propre nom, en précisant que le capital sera versé aux enfants concernés à un âge qu’ils déterminent eux-mêmes — ça peut être 21 ans ou 25 ans par exemple.

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