Un nombre record d'investissements étrangers en Belgique l'année dernière

Un nombre record d'investissements étrangers en Belgique l'année dernière
Un nombre record d'investissements étrangers en Belgique l'année dernière - © pixabay.com - rawpixel - CC0 Creative Commons

La Belgique a attiré 215 projets d'investissements étrangers en 2017, pour un total de 5.838 emplois, selon le baromètre de l'attractivité belge du bureau de consultance EY présenté lundi. Il s'agit d'un nouveau record et d'une hausse de 7,5% par rapport à 2016 (200 projets), principalement grâce à la progression des investissements en Flandre.

La Belgique occupe la 8e place du classement européen, alors que l'Europe a recensé un record de 6.653 projets étrangers l'année dernière (+10% par rapport à 2016). Les Etats-Unis représentent 40 des 215 investissements étrangers en Belgique en 2017, pour un total de 1.244 emplois. Ils devancent la France (32 projets pour 386 emplois), les Pays-Bas (25 projets pour 773 emplois) et l'Allemagne (18 projets pour 669 emplois).

Investir dans la haute technologie

Cinq secteurs enregistrent une augmentation des investissements et représentent ensemble 132 projets étrangers en Belgique: le transport et la logistique, la chimie, les services, le secteur pharmaceutique et le numérique. "La confiance dans la croissance de l'économie numérique n'a jamais été aussi élevée", ajoute Marie-Laure Moreau, associée chez EY. "Il est important que la Belgique continue à investir dans les industries de haute technologie et innovantes."

D'après les résultats du baromètre, la Belgique est également perçue comme un pays plutôt attractif pour s'y installer professionnellement: 30% des chefs d'entreprise étrangers sondés dans 22 pays considèrent que le contexte belge va s'améliorer. "Cette perception atteignait 26% en 2016 mais 51% en 2015", détaille Marie-Laure Moreau. "Les investisseurs se montrent donc plus optimistes mais ne tombent pas dans l'euphorie."

Climat social au nord, terrains au sud

La Flandre reste par ailleurs la locomotive des investissements étrangers en Belgique. L'année dernière, 134 projets concernaient la Région flamande (4.872 emplois), contre 44 en Wallonie (805 emplois) et 37 à Bruxelles (161 emplois). Le Nord du pays est particulièrement plébiscité pour son climat social stable, la disponibilité d'une main-d'oeuvre qualifiée et l'accès aux infrastructures de transport.

La Wallonie séduit, elle, grâce aux nombreux terrains disponibles mais pâtit d'une connaissance insuffisante des langues. Bruxelles peine également à attirer les investisseurs malgré sa qualité de capitale de l'Europe, notamment en raison des problèmes de mobilité. Les embouteillages et l'infrastructure routière influencent négativement les décisions d'investissement, selon EY.

"La baisse des projets d'investissement et la faible création d'emplois dans la région bruxelloise sont préoccupantes", analyse Leo Sleuwaegen, professeur en International Business Strategy à la KU Leuven. "Notamment dans le contexte de la tendance à la hausse des projets d'investissement mondiaux dans les secteurs de l'économie, de la connaissance et des services informatiques."

Les investisseurs étrangers considèrent que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour leur permettre de développer des projets en Belgique. Ils pointent notamment du doigt la pression fiscale élevée pour les entreprises, souhaitent des incitants en faveur des industries innovantes et espèrent une réduction des charges salariales.

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