Un fonds américain craque pour la biotechnologie wallonne

Coris BioConcept et Promethera BioSciences à la conquête du marché américain
Coris BioConcept et Promethera BioSciences à la conquête du marché américain - © MICHEL HOUET LIEGE BELGIUM

Parmi les pôles de compétitivité du plan Marshall2.Vert, il y a Biowin : la pharmacie et les biotechnologies. Le MLSC, le Massachussets Life Sciences Center, un fonds d’investissement américain d’un milliard $, s’y intéresse. Parmi les 4 acteurs internationaux auxquels il s’associe, 2 sont wallons. Le MLSC annonce un partenariat avec Coris BioConcept et Promethera BioSciences.

La gembloutoise Coris BioConcept va commercialiser avec une homologue américaine, Covaris, une technique capable aussi bien de détecter des infections dans des hôpitaux que des problèmes de santé chez des particuliers en analysant des urines ou d’autres fluides. Thierry Leclipteux dirige une société qui évolue, dit-il, dans un milieu d’excellence. Peu d'entreprises ont investi le domaine du diagnostic en Belgique. Mais celles qui sont actives dans le secteur sont très pointues et ont acquis une expertise dans des champs d'application très différents.

Le marché US ouvre de grandes possibilités


Une expertise qui est en mesure de conquérir des marchés internationaux. A commencer par les Etats-Unis. Le fonds américain qui tend les bras aux sociétés wallonnes leur ouvre un marché majeur qu’une PME comme Promethera BioSciences, de Mont-Saint-Guibert, aurait difficilement envisagé seule. Elle est spécialisée dans les pathologies du foie. Elle analyse notamment la toxicité éventuelle de certains médicaments. Et son patron Eric Halioua s'accorde aujourd'hui avec l'Américaine EMD Millipore pour commercialiser son concept aux Etat-Unis.
 

Le Massachussets... mais pas seulement

Des Etats-Unis où il ne faut plus faire la réputation des entreprises wallonnes dans le domaine des sciences du vivant selon Suzanne Windham-Bannister. La directrice du MLSC, venue annoncer les partenariats améicanos-wallons a répété que son fonds d'investissement se réjouit d'être en cheville avec une des régions les plus innovantes du secteur.
Des propos salués par Jean Stephenne. L'ex-patron de GSK aujourd'hui à la tête du pôle Biowin en profite pour glisser que d'autres partenaires internationaux sont aussi en quête d'accords avec les entreprises wallonnes. Le signe, dit-il, que l'expérience du pôle biotechnologique donne des résultats encourageants. Il s'était fixé un terme de 10 ans pour vérifier les effets des investissements wallons dans le domaine. Or après 8 années seulement, l'emploi direct dans le secteur est passé de 9.255 en 2005 à 15.807 en 2012. En soi, déjà un très bon indice de performance.

 

Carl Defoy

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