Un ballon d'oxygène pour rebooster le rail avec une enveloppe de 365 millions d'euros

La Belgique va recevoir de l’Union européenne près de 6 milliards d’euros dans le cadre du plan de relance et dans ce plan une part importante sera consacrée à la mobilité. Et le rail devrait en bénéficier avec une enveloppe de 365 millions d’euros.

Première priorité, le renouvellement de son infrastructure. Cela fait plusieurs années que la question est pendante. Plusieurs composantes du réseau souffrent de vétusté et doivent absolument faire l’objet de travaux de rénovation. Rails, caténaire ou équipement de signalisation doivent être rénovés. Tout comme des ponts et des tunnels qui sont également en mauvais état. Le réseau a besoin d’être rénové pour répondre aux problèmes qui se posent quotidiennement aux voyageurs. Retards à répétition, ralentissements de la vitesse de circulation et défaillances techniques régulières, autant de problèmes qui impactent la ponctualité des trains.


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Par ailleurs, on a beaucoup parlé de suppression de gares ou d’arrêts. L’association de voyageurs Navetteurs.be et la CSC Transcom dénonçaient d’ailleurs, la fermeture annoncée par la SNCB de 44 guichets ainsi que les réductions des heures d’ouverture de 37 autres arrêts.

Accès pour tous

Suite à l’intervention du ministre de la mobilité Georges Gilkinet, plusieurs de ces gares devraient être maintenues et transformées en gares autonomes. Pour ce faire, elles devront répondre à plusieurs critères. Et notamment d’être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Il s’agira notamment, selon la SNCB, de présenter un accès sans obstacles à toutes les plateformes mais aussi de disposer d’un nombre suffisant de places de stationnement pour les personnes en situation de handicap moteur ou encore de garantir la présence de lignes de guidage pour les personnes malvoyantes. Un grand plan trains-vélos est également en préparation pour favoriser le transport multimodal, qui permettra notamment de passer facilement du vélo au train. Il devrait être présenté en juin.

Jonction Nord-Sud

Autre gros dossier, le désengorgement de la jonction Nord-Midi par où passe une bonne partie du trafic ferroviaire belge. Infrabel travaille sur la digitalisation du trafic ce qui devrait permettre de mettre davantage de trains sur cet axe qui est au cœur de notre réseau. Cette enveloppe européenne devrait en tout cas permettre à la SNCB de surmonter les pertes d’exploitation qui l’année dernière s’élèvent à près de 400 millions d’euros.

Au total, la crise sanitaire aura coûté près d’un milliard d’euros à la SNCB. "Avant la crise Covid, nous transportions 900.000 voyageurs par jour. Au creux de la première vague, nous sommes tombés à 10%, soit 90.000 voyageurs. Entretemps nous sommes remontés à 52%", déclarait Sophie Dutordoir la CEO de la SNCB à nos confrères de l’Echo.

Un résultat qui devrait cependant s’améliorer avec la reprise des activités attendues pour le dernier trimestre de l’année 2021. Sans grandes illusions toutefois. Dans le transport, comme dans bien d’autres domaines d’activité, il y aura un avant et un après Covid-19.

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