Uber profite de la prise d'otage à Sydney pour augmenter ses tarifs

La société de voiturage Uber a rétropédalé après la flambée de ses tarifs imposés aux personnes fuyant le centre-ville de Sydney, en état de siège pour cause de prise d'otages
La société de voiturage Uber a rétropédalé après la flambée de ses tarifs imposés aux personnes fuyant le centre-ville de Sydney, en état de siège pour cause de prise d'otages - © Tengku Bahar

La société de voiturage Uber a rétropédalé lundi après la flambée de ses tarifs imposés aux personnes fuyant le centre-ville de Sydney, en état de siège pour cause de prise d'otages. Uber a exigé jusqu'à quatre fois le tarif ordinaire.

Selon le site d'information Mashable, Uber a exigé jusqu'à quatre fois le tarif ordinaire, pour une course minimum de 100 dollars australiens (65 euros), lorsque la nouvelle d'une prise d'otages dans un café de Martin Place, au coeur de Sydney, s'est répandue dans la rue et les médias.

Un trajet de Martin Place à l'aéroport était facturé 185 dollars soit plus de trois fois le prix habituel, ont indiqué des usagers à Mashable.

Uber s'est d'abord défendue en affirmant sur Twitter qu'il s'agissait "d'inciter des conducteurs à s'inscrire en ligne et à aller chercher des passagers dans le quartier", avant d'annoncer qu'elle rembourserait les clients lésés et offrirait des voyages aux usagers souhaitant quitter la zone.

Mais le mal était fait et les réactions au tweet étaient virulentes.

"Quelle honte", s'indignait ainsi Tyson Armstrong, tandis que Lewis Henshall écrivait: "Méprisable @Uber_Sydney. Vous avez déjà entendu parler de responsabilité de l'entreprise?".

Service de voitures avec chauffeurs (VTC), la start-up fondée en Californie en 2009 rencontre de plus en plus d'écueils à travers le monde.

Un juge en Espagne a récemment interdit le service Uberpop, qui met en contact sur internet usagers et chauffeurs, estimant qu'il s'agissait de concurrence déloyale. New Delhi a interdit à toutes les sociétés de voiturage utilisant une application mobile d'opérer dans la capitale indienne, après la mise en cause d'un chauffeur d'Uber dans une affaire de viol.

La Thaïlande a jugé Uber illégal et des obstacles réglementaires se sont dressés en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore à San Francisco. Les autorités danoises et norvégiennes ont, quant à elles, porté plainte contre la société présente dans plus de 250 villes et 50 pays.


AFP

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