Uber: "Le jugement n'a pas d'impact immédiat sur nos activités"

La décision de l'aile néerlandophone du tribunal de commerce de Bruxelles "n'a pas d'impact immédiat sur nos activités", a réagi la plateforme de réservation de voiture avec chauffeur Uber. Dans une réaction, Uber déplore que la "clarification du juge n'a pas pu être plus précise à propos de la différence fondamentale entre UberX et UberPOP", un service qu'Uber a suspendu en 2015.

Les chauffeurs Uber continuent leurs activités

UberPOP, jugé illégal par le tribunal de commerce de Bruxelles en 2015, mettait en relation des particuliers avec des chauffeurs non professionnels alors qu'UberX, pour sa part, connecte les passagers avec des chauffeurs professionnels. Ces chauffeurs disposent des licences requises, selon Uber. "Cependant, cela n'a pas d'impact immédiat sur nos activités. Le juge dans cette affaire ne prononçait pas une décision déterminante mais informative, et cette opinion devra encore être considérée par la justice applicable avant qu'un jugement soit rendu", ajoute Uber.

L'avocat d'Uber en Belgique, Me Etienne Kairis, estime également "qu'il n'y a pas de raison d'arrêter UberX". Selon l'avocat, le juge souligne qu'il ne lui revient pas de décider si une distinction doit être faite entre UberPop et UberX, mais que cette décision reviendra à la cour d'appel. "Aujourd'hui, il n'y a pas de décision de cessation et donc ils ne doivent pas arrêter et ils n'arrêteront pas (UberX, NDLR), pour autant que je sache", ajoute Etienne Kairis.

Chez Uber, pas de panique

La multinationale ne va rien changer à ses activités. Pour son porte-parole, Daniel Byrne, ce jugement se réfère à la situation de 2015, lorsque les chauffeurs Uber roulaient encore SANS AUCUNE licence. Un autre jugement est attendu dans le courant du mois de janvier et Uber le craint davantage parce que l'objet à est de savoir si Uber respecte la législation en matière de limousine qui est la base de leur application actuelle. "Les chauffeurs qui utilisent notre service, notre application à Bruxelles détiennent les licences requises par les législations locales. Il faut rappeler qu’il y a deux secteurs à Bruxelles, le secteur taxis et limousines. Les chauffeurs de taxi doivent avoir une licence et peuvent se stationner dans les zones taxis. Le secteur limousine doit, lui aussi, avoir aussi des licences limousines. Mais ces véhicules doivent être réservés à l'avance. Il faut différencier les deux secteurs. Jusqu'ici cela n’a pas d’impact pour les utilisateurs et les chauffeurs qui utilisent notre service. ", explique Daniel Byrne, porte-parole d'Uber.

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