Trump prêt à "détruire l'économie turque" si Ankara ne change pas d'attitude en Syrie

Trump prêt à "détruire l’économie turque" si Ankara ne change pas d’attitude en Syrie
Trump prêt à "détruire l’économie turque" si Ankara ne change pas d’attitude en Syrie - © ERIC BARADAT - AFP

Le président américain Donald Trump a annoncé lundi une série de mesures, notamment commerciales, contre la Turquie. Une réponse à l’offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie. Il s'est dit prêt à "détruire l'économie turque" si Ankara ne change pas d'attitude en Syrie.

Il a également indiqué qu’il publierait un décret autorisant des sanctions contre des dirigeants turcs et a annoncé la suspension "immédiate" des négociations commerciales et la hausse des droits de douane américains sur l’acier en provenance de la Turquie.

"Je signerai bientôt un décret autorisant la mise en place de sanctions contre des dirigeants turcs (...) et toute personne contribuant aux actes déstabilisateurs de la Turquie dans le nord-est de la Syrie", a-t-il précisé dans un communiqué.

"L'offensive militaire turque met en danger des civils et menace la paix, la sécurité et la stabilité dans la région", a-t-il ajouté, évoquant de "possibles crimes de guerre".

Soldats américains redéployés

Dans ce court texte, M. Trump précise que les soldats américains qui se retirent actuellement de Syrie seront redéployés et "resteront dans la région" pour surveiller l'évolution de la situation et "éviter une répétition de 2014 lorsque la menace négligée de l'EI avait déferlé sur la Syrie et l'Irak".

Il précise par ailleurs qu'un petit groupe de soldats américains restera positionné dans la garnison d'At-Tanf, à la frontière jordano-syrienne, pour continuer à lutter contre les derniers éléments du groupe Etat islamique.

Depuis l'annonce il y a huit jours, dans une certaine confusion, du retrait de troupes américaines des abords de la frontière turco-syrienne, qui ouvrait la voie à une intervention militaire turque, le dirigeant républicain souffle le chaud et le froid. 

Il martèle que les Américains doivent se désengager des "guerres sans fin" au Moyen-Orient et que s'occuper de ce qui passe "à 11.000 kilomètres" des Etats-Unis n'est pas sa priorité, tout en multipliant les mises en garde contre son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Responsable de la "libération de nombreux détenus dangereux de l'EI" 

Le ministre américain de la défense Mark Esper a lui aussi vivement dénoncé l'offensive militaire turque "inacceptable" en Syrie, estimant qu'elle avait résulté en la "libération de nombreux détenus dangereux" du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Washington demandera à l'Otan de prendre des "mesures" contre la Turquie, coupable d'avoir "sapé" la mission internationale anti-Etat islamique dans le pays, a précisé M. Esper dans un communiqué.
 

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