Tricherie antipollution : l’Union européenne met la pression sur Volkswagen pour les indemnisations

La Consumer Protection Cooperation, qui rassemble les autorités publiques chargées de faire appliquer la législation de protection des consommateurs, a écrit avec le commissaire européen Didier Reynders un courrier à Volkswagen, appelant l’entreprise à dédommager tous les clients lésés par le Dieselgate, y compris ceux qui résident en dehors d’Allemagne. Selon Didier Reynders, il y a clairement de la "mauvaise volonté" dans le chef du groupe allemand.

400.000 clients concernés en Belgique

La Commission indique que Volkswagen lui a signalé estimer que des paiements volontaires aux autres consommateurs ne sont pas justifiés vu que les voitures concernées ont été retouchées pour être mises en conformité.


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La déclaration constitue "une pression politique", faute d’avoir un caractère contraignant, a reconnu Didier Reynders auprès de l’AFP. "Le risque que Volkswagen court dans ce dossier, c’est un risque de réputation", a-t-il fait valoir. Il a appelé VW à fixer une règle d’indemnisation applicable à tous les Européens sur la base de la moyenne des compensations décidées lors des condamnations déjà prononcées contre le constructeur, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, soit, selon lui, aux alentours de 3000 euros par véhicule. Le nombre de clients concernés est de 400.000 en Belgique.

Le coût du Dieselgate

Le "dieselgate" a déjà coûté 30 milliards d’euros à Volkswagen, en grande partie aux États-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017. En Allemagne, le constructeur a conclu un accord à l’amiable avec l’association de consommateurs VZBV, qui menait une action collective au nom de 235.000 propriétaires de voitures diesel truquées, proposant entre 1350 et 6250 euros d’indemnisation en fonction du type et de l’âge du véhicule.

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