Traité transatlantique: mi-mars, on entre dans le vif du sujet à Bruxelles

Les négociateurs se retrouveront mi-mars à Bruxelles
Les négociateurs se retrouveront mi-mars à Bruxelles - © AFP PHOTO /GEORGES GOBET

Une centaine d'officiels américains seront à Bruxelles la semaine prochaine pour la quatrième tour des négociations du vaste accord commercial transatlantique (TTIP) que les deux bords de l'Atlantique espèrent conclure en 2015. Un projet qui continue à cristalliser l'opposition de vastes pans de la société civile.

Après trois tours de chauffe, destinés surtout à bien comprendre les positions des uns et des autres, les équipes américaines et européennes entreront la semaine prochaine dans le vif des pourparlers, au sein de multiples groupes thématiques.

Les discussions tourneront notamment autour de l'accès au marché et des baisses des droits douaniers. En la matière, la Commission européenne, qui négocie au nom des Etats membres, juge très insuffisante la dernière offre des Etats-Unis. L'Europe cherche également à assurer un meilleur accès pour ses sociétés aux marchés publics américains, aujourd'hui régis par des clauses protectionnistes ("Buy American"). Elle attend des concessions au niveau fédéral, mais aussi au niveau des Etats individuels.

L'agriculture, les marchés financiers, les services et l'énergie sont d'autres aspects des négociations en cours, dont un responsable européen ne nie pas qu'elles seront "difficiles".

Les sujets sensibles remisés

La semaine prochaine ne donnera par contre pas lieu à des discussions sur le sujet sensible de la protection des investissements et sur la mise en place d'organes de réglements des différents entre Etats et investisseurs privés. Cette thématique controversée donnera lieu à des consultations intra-européennes au préalable.

La Commission européenne a organisé par ailleurs, mercredi 12 mars, une réunion de trois heures avec des représentants du secteur privé et de la société civile, censée rendre un peu plus transparente une négociation menée dans la plus grande discrétion. Certaines ONG dénoncent d'ailleurs fréquemment l'opacité des pourparlers, qui risquent selon elles de donner lieu à des concessions disproportionnées en faveur des grandes entreprises.

Retrouvez notre dossier sur le traité de libre échange dans le cadre de notre programme "Ce débat vous intéresse"

RTBF avec Belga

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