Toys'r'Us, "La Grande Récré": les difficultés du secteur du jouet

Les magasins belges de l’enseigne française de jouets La Grande Récré sont sur le point d'être en faillite. Les 16 magasins sont désormais fermés. En décembre dernier, pourtant, le PDG de Ludendo La Grande Récré, le Français Jean-Michel Grunberg, a expliqué qu’il ne craignait pas de tomber en faillite comme l’enseigne américaine Toys'r'Us. Voici ce qu’il disait alors au journal Les Échos : "On a beaucoup d’opportunités de développement. On est une entreprise agile, une entreprise qui s’est toujours adaptée, qui n’a pas fait les choses comme les autres parce qu’on a été très proches de nos clients. On a voulu travailler la qualité et être dans la connaissance de l’enfant aux différents âges et dans son rapport aux jouets. On a une proximité avec nos clients qui est tout à fait différente, et puis d’ailleurs une adaptation qui se voit au niveau des formats de magasins et du numérique, puisque nous sommes complètement omnicanal". Omnicanal, cela signifie combiner vente en ligne et vente en magasin. La Grande Récré cherchait alors un nouvel actionnaire pour mettre en place un plan de développement à cinq ans, ouvrir des dizaines de magasins en France. Mais ça, c’était il y a six mois. Depuis, La Grande Récré a été placée en redressement judiciaire en France, 20% de ses points de vente vont fermer là-bas.

Il y a des points communs entre les difficultés de cette enseigne française, La Grande Récré, et celles de la chaîne américaine Toys'r'Us, qui est en faillite depuis l’automne dernier. C’est notamment la concurrence d’Internet avec l’essor des ventes en ligne de jouets. 25% du marché du jouet aux États-Unis est de l’e-commerce, du commerce en ligne. Mais il y a aussi une autre évolution, c’est que globalement le jouet se vend moins bien aujourd’hui qu’avant, notamment au profit des jeux vidéo. Là, c’est un secteur qui est littéralement en plein boom et ce secteur-là échappe en grande partie aux généralistes de la vente de jouets.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK