Tous les magasins Mestdagh en grève à Bruxelles et en Wallonie ce mardi

Tous les magasins Mestdagh sont en grève aujourd'hui. Le mouvement pourrait se prolonger trois jours. A Bruxelles et partout en Wallonie, le personnel part en grève. Depuis l'annonce de la suppression de 350 emplois en juin dernier, les négociations patinent. Et l'ambiance au sein du groupe s'est dégradée. 

La tension est grande : "Ca fait des années qu'on discute de la nouvelle organisation chez Mestdagh, qu'on tire la sonnette d'alarme. Certains magasins ont déjà connu des restructurations chez Carrefour, il ne faut pas l'oublier. Pour les travailleurs, ça devient particulièrement pénible explique Myriam Delmée, la vice-présidente du SETCA. Elle ajoute : "La direction ne sait pas quelle direction prendre... On a l'impression qu'ils sont livrés à eux-mêmes et qu'à chaque fois qu'un problème se pose, la seule variable d'ajustement pour garder en ligne de flottaison, c'est diminuer le personnel ou lui en demander plus."

Autre avis, celui de Giuseppe Migliozzi, délégué itinérant Setca. "Le plan que la direction met sur la table est vraiment imbuvable. Il y a très peu d'avancement sur les départs naturels en prépension. Bientôt, on pourra considérer les magasins comme une fourmilière. Le personnel va devoir courir dans tous les sens", explique le délégué syndical.   

Le problème des prépensions

Les syndicats s'indignent du fait que rien n'avance sur les prépensions à 56 ans, alors que celles-ci ne seront possibles que jusque la fin de l'année. "On pense que la direction joue la carte du temps en faisant porter le chapeau aux syndicats si on n'obtient pas la prépension à 56 ans", précise Danny Dubois. La direction du groupe de distribution avait annoncé le 7 mai son intention de supprimer 350 emplois. Depuis lors, cinq conseils d'entreprise extraordinaires et six réunions de négociation ont été organisés dans le cadre de la procédure de licenciement collectif, selon les syndicats.

Laurent Depris, délégué itinérant CNE, s'inquiète de la situation. "Les prépensions permettraient à nos collègues qui ont entre 56 et 57 ans de partir plus tôt et de ne pas partir en licenciement sec. Mais la société fait volte face en disant si vous n'acceptez pas les nouvelles conditions de travail, nous n'approvisionneront pas les caisses prépensions", ajoute le délégué.  

Selon Myriam Delmée, vice-présidente du SETCA, "la tension est grande depuis plusieurs semaines dans les magasins. On explique au personnel que la négociation doit se poursuivre, nous avions vendredi dernier et aujourd'hui des journées complètes de négociations. Nous avions le secret espoir d'avancer lors de ces journées là et on doit tirer le constat que rien n'a bougé entre-temps."

Pour le personnel, les tensions actuelles sont en tout cas très difficile à vivre. L'une des employées, que nous avons rencontré, redoutent les nouvelles règles souhaitées par la direction, notamment, au niveau de l'aménagement des horaires.

Les syndicats déplorent qu'il n'y a pas d'avancées sur le plan social et sur le futur des magasins. Les syndicats dénoncent notamment le fait qu'aucune avancée n'ait pu être engrangée au sujet d'une nouvelle organisation dans les magasins.

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