Tous les Belges ne sont pas égaux face à la fiscalité automobile

Lorsqu'on achète un nouveau véhicule, les taxes que l'on paie sont très différentes en fonction de la Région du domicile. La Flandre, par exemple, est plus sévère avec les voitures polluantes.

SUV diesel

Prenons le cas d'un SUV, Kona de Hyundai, avec un moteur Diesel. La taxe de mise en circulation (celle qu’on paie à l’achat de la voiture), est très élevée en Flandre : 679 euros. C’est 5 fois plus qu’en Wallonie et à Bruxelles (123 euros).

Pourquoi cette différence ? Parce que la Flandre tient compte du type de carburant et décourage les moteurs diesel, ce qui n’est actuellement pas le cas à Bruxelles et en Wallonie.

La Flandre encourage également les voitures électriques, plus que les autres Régions.

Toujours pour ce même SUV, mais modèle 100 % électrique, vous payerez 0 euro de taxe de mise en circulation et de taxe annuelle en Flandre mais 61 euros de taxe de mise en circulation et 80 euros de taxe annuelle en Wallonie et à Bruxelles. La fiscalité dans ces Régions ne se base que sur la puissance du véhicule et pas sur son côté "propre".

Quant aux voitures hybrides, pour à peu près tous les modèles, c'est plus cher en Wallonie et à Bruxelles.

Pour une VW Golf essence hybride vous payerez 188 euros de taxe de mise en circulation en Flandre mais beaucoup plus en Wallonie et à Bruxelles : 827 euros. La taxe est basée sur la puissance du moteur et ne tient pas compte du côté moins polluant de l’hybride.

Cette fiscalité va-t-elle évoluer dans les trois Régions ?

A Bruxelles, on se dirige doucement vers une taxation au km en fonction la taille des véhicules. En Wallonie, d’ici deux ou trois ans, on veut mettre l’accent sur, par exemple, les rejets de CO2 et le rapport poids/puissance des autos, un peu comme en Flandre. Et en Flandre, justement, il n’y aura pas de grands changements puisque les taxes sont déjà adaptées aux nouvelles normes environnementales.

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