Test Achats: "L'étau se resserre autour de Ryanair"

"L’étau se resserre autour de Ryanair", se félicitait mardi Test Achats. L’organisation de défense des consommateurs réagit ainsi à la décision d’un tribunal carolo, le 26 décembre dernier, de condamner la compagnie aérienne irlandaise à indemniser deux passagers néerlandais lésés lors des grèves de 2018.

Les deux plaignants, dont le vol entre Charleroi et Santander avait été annulé le 22 juillet 2018, étaient représentés par le bureau néerlandais spécialisé Aviclaim. Celle-ci affirme avoir pu obtenir auprès de juges de paix à Charleroi et Zaventem un total de 119.000 euros de compensations pour 375 passagers lésés par des grèves ayant touché en 2018 les deux bases de la compagnie irlandaise en Belgique. 

La compagnie aérienne, contrairement aux règles en vigueur, a toujours refusé d’indemniser les voyageurs lésés lors des différents mouvements de grève de son personnel, en évoquant des "circonstances extraordinaires".

Cet argument a été balayé par la justice de paix du deuxième canton de Charleroi. "La grève est inhérente à l’exercice normal de l’activité de Ryanair", souligne le jugement. La compagnie a dès lors été condamnée à verser la somme de 500 euros aux plaignants.

Cette nouvelle décision, qui intervient après d’autres condamnations pour des motifs similaires, va dans le sens de ce que Test Achats réclame dans le cadre de son action collective, se réjouit l’organisation.

Dans une réaction mardi soir, Ryanair a toutefois indiqué ne pas avoir connaissance de ces jugements et ne pas comprendre comment Aviclaim peut se baser sur des décisions qui ne lui ont pas été transmises.

Ryanair continue à estimer que les grèves sont des circonstances extraordinaires et n’indemnise donc pas les passagers dans ce cadre. Mais la compagnie à bas coûts dit respecter le cas échéant les décisions qui l’enjoignent à payer des compensations.

Pour sa part, Test-Achats appelle toutes les personnes victimes des grèves des 25 et 26 juillet, 10 août, et 28 septembre 2018 à se joindre gratuitement à son action collective, sachant que plus aucune action individuelle n’est dorénavant possible, étant donné que le délai de prescription d’un an s’est écoulé.

Ce dossier en est au stade des échanges de conclusions. Les plaidoiries devant le tribunal de l’entreprise de Bruxelles n’auront pas lieu avant juin, voire septembre prochain.

Journal télévisé (13 heures) du 11/07/2019

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