Technologies de l'information: les Belges pas loin du top

Le SPF Finance publie le Baromètre 2014 de la société de l'information en Belgique. Globalement le bulletin est bon, mais sur certains points, nous pouvons nous améliorer.
Le SPF Finance publie le Baromètre 2014 de la société de l'information en Belgique. Globalement le bulletin est bon, mais sur certains points, nous pouvons nous améliorer. - © Tous droits réservés

Les Belges sont-ils suffisamment branchés ? L'édition 2014 du "Baromètre de la société de l'information" vient de sortir. En résumé, les Belges et la Belgique reçoivent un bulletin correct même s’il reste des points à améliorer comme la réduction de la fracture numérique et l'internet à très haute vitesse.

Le Baromètre de la société de l’information est réalisé par les experts du SPF Economie. Il dresse chaque année un panorama global de la pénétration des TIC, des technologies de l’information en Belgique. C’est gros boulot, plus de 120 pages de chiffres et de tableaux et, en effet, la Belgique progresse pour la plupart des indicateurs

C’est presque une évidence, mais aujourd’hui l’informatique est chez tout le monde... Ou presque. 94% des ménages avec enfant ont un ordinateur. Le pourcentage baisse à 77% pour les ménages sans enfants. Autre chiffre intéressant : 80% des Belges se connectent à Internet au minimum une fois par semaine. Et bien entendu de plus en plus de connections se font via les appareils mobiles, smartphones et tablettes.

Toujours la fracture

Il y a quand même un point qui reste délicat, c’est la fracture numérique. Aujourd’hui encore 15 % des Belges de 16 à 74 ans n’ont jamais utilisé Internet. Avec ce chiffre, la Belgique a atteint le niveau fixé par l’Europe, mais il reste quand même trop élevé. Le frein peut être financier mais surtout ce serait un manque de perception de tout ce qu’Internet peut apporter dans la vie de tous les jours. Et il y a moyen de faire mieux comme le prouvent les Pays-Bas où ce pourcentage est aux environs de 5 à 6%

Etre connecté, c'est bien. Mais qu'en faisons-nous ? Le trop 3 est le suivant dans l’ordre: la banque en ligne, les réseaux sociaux et, plus étonnant, la recherche d’informations sur la santé. Viennent ensuite deux activités plus attendues à savoir l'information et la réservation de voyages.

L’e-commerce avec modération

A ce propos, les Belges sont-ils de grands utilisateurs du commerce en ligne? La réponse est oui mais sans excès. Sur les douze derniers mois, un de nos concitoyens sur deux a acheté en ligne. C’est un peu mieux que la moyenne européenne mais moins que chez nos voisins comme l’explique Severine Waterbley, directrice générale de la réglementation économique au SPF Economie : " Par rapport à la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, nous pourrions faire certainement mieux. Il y a certaines réticences des consommateurs par rapport à la sécurité, à la livraison des produits, à certains tarifs. C’est pourquoi nous avons prévu de lancer une campagne juste avant les fêtes de fin d’année pour rassurer le consommateur, l’aider dans ses démarches quand il achète des produits en ligne ".

Le consommateur a déjà trouvé un bon moyen de se rassurer. Il pratique les achats de proximité puisque 80 % des vendeurs sont établis en Belgique ce qui ne signifie par ailleurs pas qu’ils soient tous belges. A noter aussi que 13,5 % du chiffre d'affaires des entreprises belges sont réalisés aujourd’hui via le commerce électronique

Poussons sur l’accélérateur

Pour utiliser efficacement Internet, il faut que l'infrastructure suive. Est-ce que c'est le cas en Belgique? Notre pays est dans le top pour le haut débit qui couvre aujourd’hui 99,9 % de couverture de la population à vitesse de 30 mégabytes par seconde. Mai, faute de suffisamment de fibres optiques, nous sommes en retard pour la très grande vitesse qui est de 100 M/s. Severine Waterbley : " Les opérateurs de télécommunications doivent aujourd’hui faire les investissements nécessaires pour upgrader le réseau. Nous espérons qu’avec le plan de déploiement de la large bande que nous avons proposé au prochain gouvernement, ces opérateurs vont être invités à investir dans ce réseau afin de permettre des vitesses beaucoup plus rapides. Nous pourrons alors atteindre les objectifs prévus par l’Europe ".

Reste encore une question classique : les services publics sont-ils suffisamment performants en technologies de l'information? Par comparaison avec les autres pays européens, la réponse est positive. L’e-gouvernement performant et un Belge sur deux l'emploie. Par contre il y a clairement un frein à l'emploi de la carte d'identité électronique. Ce serait tout simplement parce que le lecteur de carte ne peut pas servir avec les appareils mobiles. Pour y rémédier, le SPF économie planche actuellement sur un projet de digipass qui résoudrait ce problème.

Michel Visart

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