Taxshift: la baisse des charges patronales doit servir à créer de l'emploi

"Il est à nos yeux totalement inacceptable que les pouvoirs publics laissent glisser, sans garanties, un budget aussi important que la réduction des charges du non-marchand dans les poches des employeurs."
"Il est à nos yeux totalement inacceptable que les pouvoirs publics laissent glisser, sans garanties, un budget aussi important que la réduction des charges du non-marchand dans les poches des employeurs." - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La baisse des charges patronales annoncée par le gouvernement Michel dans le cadre du "taxshift" doit être accompagnée, dans le secteur non-marchand, de garanties en termes de créations d'emplois, déclare vendredi le front commun syndical, à l'issue d'une rencontre avec la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Maggie De Block.

La ministre libérale a confirmé que le secteur non-marchand obtiendrait une part de 13,59% du montant global dégagé pour la baisse des cotisations sociales prévue par le "tax shift", expliquent la CNE, le SETCa et la CGSLB. Maggie De Block a également assuré que la réduction de charges déjà décidée précédemment pour le non-marchand dans le cadre du pacte de compétitivité est maintenue et sera affectée intégralement à l'emploi. Des confirmations formelles "extrêmement importantes pour le secteur", selon les syndicats.

"Emplois, emplois, emplois"

"Dans le secteur du non-marchand (éducation, santé, administration, etc.), la logique de compétitivité avec d'autres pays ne s'applique pas", explique Christian Masai, secrétaire fédéral SETCa. "Le secteur a donc l'habitude de coupler les baisses des cotisations à des créations d'emplois supplémentaires."

Les syndicats craignent aujourd'hui une perte de cette garantie existante. "Il est à nos yeux totalement inacceptable que les pouvoirs publics laissent glisser, sans garanties, un budget aussi important que la réduction des charges du non-marchand dans les poches des employeurs", relèvent-ils. Cela "contrasterait fortement avec les paroles ('emplois, emplois, emplois') de ce gouvernement".

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