Taxer les billets les plus chers: "non" ferme des compagnies aériennes

Jet airways à Zaventem
Jet airways à Zaventem - © BENOIT DOPPAGNE (archives belga)

Dans les cartons budgétaires d'Elio Di Rupo, il y a une autre disposition qui risque de faire parler d'elle: c'est le projet de taxer les billets d'avion de première classe et de classe business. C'est une idée qui fait bondir les compagnies aériennes et, notamment, Jet Airways.

La compagnie indienne l'a fait savoir à Elio Di Rupo: elle n'entend pas payer une taxe supplémentaire sur les tickets de classe d'affaires. Elle a choisi Bruxelles comme plate-forme européenne il y a 4 ans, mais elle pourrait en changer si ses marges devenaient ici insuffisantes. C'est ce que le patron de la compagnie a déclaré sans ambages.

Les négociateurs gouvernementaux parlent de lever une taxe de 10 euros sur les vols européens et de 40 euros sur les vols intercontinentaux. Pour Jet Airways, cela  compromettrait la rentabilité de tout un segment de son offre. Et un segment important, puisque c'est de là que proviennent ses bénéfices. La classe économique ne rapporte presque rien.  

Jet Airways transporte 400 000 passagers par an de et vers Bruxelles, les perdre serait évidemment gravissime pour l'aéroport de Bruxelles National. Alors, chantage ou pas? Le patron de la compagnie indienne a lancé un sérieux avertissement en tout cas, de quoi  compliquer un peu plus la tâche budgétaire d'Elio Di Rupo.

Françoise Gilain

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