Syndicats et ONG marquent le Tax freedom day pour les grandes entreprises

Rudi Thomaes de la FEB
Rudi Thomaes de la FEB - © BELGA PHOTO BRUNO FAHY

Syndicats et ONG, rassemblés dans le Réseau pour la justice fiscale (RJF), ont à nouveau plaidé mardi pour une fiscalité plus équitable. Dans le système actuel, les entreprises ne contribuent pas assez à l'impôt, estime le RJF.

D'après le Réseau, le 12 février marquait le Tax freedom day pour les grandes sociétés. A partir de cette date, elles ne doivent plus contribuer à l'impôt, selon le RJF. Toutes sortes d'astuces fiscales, comme par exemple la déductibilité des intérêts notionnels, leur permettent de réduire leur contribution effective, commente un membre de l'ACV/CSC.

Le RJF avait déjà établi au 4 janvier le Tax freedom day pour les grosses fortunes du pays. La coupole demande un système fiscal plus équitable qui pourrait rapporter des milliards. Une petite centaine de membres du Réseau ont manifesté mardi dans les environs du siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), rue Ravenstein à Bruxelles.

Pour Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, ce Tax freedom day est contreproductif pour la Belgique. Les initiateurs du mouvement "cultivent le conflit entre entreprises et citoyens en Belgique", estime-t-il.

Si les organisateurs de cette journée veulent vraiment informer le public sur les sociétés belges, elles doivent éclairer les citoyens sur tous les aspects. "Les sociétés en Belgique contribuent également à la sécurité sociale, à l'assurance-maladie et aux allocations familiales", poursuit Rudi Thomaes.


Belga
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK