Statut unique: vers des "licenciements préventifs" ?

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Image d'illustration - © AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

Les entreprises du secteur textile, du bois, de l'industrie du meuble procéderont en mai et juin à des "licenciements préventifs" redoutant un statut unique plus cher, a indiqué mercredi Fa Quix, directeur-général de la fédération du secteur Fedustria. Mais les syndicats contestent que le statut unique coûte forcément plus...

Dans le textile, le bois et l'industrie du meuble, 80% des travailleurs sont des ouvriers. Le secteur est particulièrement inquiet de l'avènement prochain d'un statut unique pour tous les travailleurs. Selon Fa Quix, le secteur procédera à des licenciements préventifs redoutant qu'ils soient plus chers après le 8 juillet, date à laquelle est prévue l'entrée en vigueur du nouveau statut.

"Quand ils savent (les entrepreneurs) qu'ils devront licencier des gens dans les six mois, ils le feront plus tôt car cela sera moins cher. Ce n'est pas dit à haute voix, mais c'est ainsi", souligne-t-il.

Selon les calculs du secteur, l'alignement du statut ouvrier vers celui des employés coûtera de 2,5 à 4% de plus au secteur. "Insoutenable", clame le directeur-général.

Mais la CNE conteste ce chiffre, comme elle le précisait ce matin au micro de la RTBF: "C'est totalement faux, ils prennent des chiffres maximalistes qui ne correspondent aucunement aux réalités. Les moyennes d'ancienneté pour les ouvriers sont de 2,9 ans, pour les employés, de 4 ans, ça veut dire que l'augmentation du coût du préavis, en moyenne, pour un ouvrier, donc qui sont minoritaires dans l'ensemble des travailleurs, ça serait une augmentation de 2 mois, pour ceux qu'on licencierait. Ça coûterait 0,2, 0,3% et pas 4%. (...) C'est moins que ce que les entreprises viennent de se mettre en poche gratuitement en mettant les soldes dans le panier de l'index".

RTBF, avec Belga

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