Standard and Poor's relâche un peu la pression sur la Belgique

Tout est parti d'une interview accordée à l'agence Reuters vendredi dernier par Marko Mersnik, l'analyste responsable pour la Belgique.

Soyons précis : il ne dit pas qu'il n'y aura pas de dégradation de la note de la Belgique.

Aucune décision n'a encore été prise et elle pourrait ne pas être prise avant la fin de l'année, donc l'échéance de juin pourrait être repoussée.

Il rappelle par ailleurs ce qui avait déjà été dit en décembre dernier, à savoir qu'une mise sous surveillance négative signifie une chance sur trois de modifier la notation dans un délai de 24 mois.

Pourquoi Standard & Poors n'abaisserait pas la notation de la Belgique ?

Marko Mersnik relève que les efforts budgétaires du gouvernement en affaires courantes sont positifs, mais qu'une consolidation budgétaire à long terme est indispensable.

"Ce qui est important, c'est un ajustement structurel et c'est pourquoi, selon notre opinion, une réforme structurelle est importante".

Marko Mersnik va même plus loin sur le plan politique en constatant que la situation actuelle n'aboutit pas encore à un consensus qui pourrait mener à une réforme.

Point positif : les fondamentaux économiques de la Belgique sont bons et notre balance financière externe est très différente de celle des pays de l'Europe périphérique.

Yves Leterme satisfait

Le Premier ministre, Yves Leterme, a réagi au quart de tour dès samedi avec un message Twitter qui dit ceci : "Standard & Poors moins menaçant. Comme nous le disons depuis un certain temps. Le travail du gouvernement porte ses fruits".

Yves Leterme reste donc prudent.

En résumé, rien n'est décidé, la menace d'une dégradation plane toujours sur la Belgique, mais les nuages semblent un peu s'éloigner, de quoi donner, peut-être, un peu de mou aux négociateurs de la réforme de l'Etat.

 

Michel Visart

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