Spadel, troisième entreprise belge à annoncer sa sortie de Bourse

La sortie de Bourse a pour but de pouvoir entreprendre des projets à long terme.
La sortie de Bourse a pour but de pouvoir entreprendre des projets à long terme. - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

L'actionnariat familial du producteur d'eaux Spadel a lancé une offre de reprise des parts qui ne sont pas encore en sa possession. Une offre de 95 euros cash par action a été émise, pour les 9,1% d'actions cotées à la Bourse de Bruxelles. Avec le parc animalier Pairi Daiza et l'armateur CMB, Spadel est la troisième entreprise en deux semaines à procéder à une sortie de Bourse.

Le groupe est essentiellement connu pour la marque Spa. Il détient également Bru, ainsi que des sites de production en France et au Pays de Galles.

L'offre a été émise par la société anonyme Finances & Industries (F&I). Il s'agit de l'actionnariat familial qui est contrôlé par Marc Du Bois, CEO de Spadel.

L'offre envisagée, qui porte sur 380 340 actions, "permettrait à tous les actionnaires qui ne lui sont pas liés de céder leurs actions à un prix comportant une prime de 18,93% par rapport au cours de clôture de l'action", jeudi, selon la SA.

Pour cette dernière, "le maintien de la cotation de Spadel ne se justifie plus au regard de sa situation actuelle". "Spadel a adopté récemment un nouveau plan d'affaires à cinq ans qui repose en grande partie sur l'innovation. Le lancement de produits (...) sur les différents marchés requerra des investissements industriels et commerciaux de très grande ampleur qui pèseront sur la rentabilité, au moins à court terme, de Spadel", explique-t-on.

L'ambition: développer des projets sur le moyen et le long terme

"Spadel n'a pas besoin de faire appel au marché pour réaliser ses investissements et ses projets, vu son niveau de génération de cash flow libre et le niveau actuel de sa trésorerie. Par ailleurs, l'entreprise a l'intention de développer des projets de croissance organique ambitieux, sur le moyen et long terme, mais présentant une lisibilité limitée sur le court terme et une évolution de son profil de risque difficilement compatibles avec son statut de société cotée", a ajouté Axel Miller, président de F&I.

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