Sous contrat avec Brussels Airlines, d'autres sociétés s'inquiètent

Les syndicats de Brussels Airlines attendent des réponses ce mercredi matin. Les représentants du personnel rencontraient leur nouvelle patronne, Christina Foerster, ainsi que Thorsten Dirks d’Eurowings, la filiale low cost de Lufthansa.

Le personnel de la compagnie est inquiet, et il n'est pas le seul ; d’autres sociétés actives à Zaventem sous contrat avec Brussels Airlines sont aussi dans l'attente de davantage d'informations.

En témoigne Sabena Aerospace qui assure l’entretien et la maintenance des avions. "Cela pourra avoir un impact sur l’emploi, oui, même si nous avons fort diversifié notre activité, commente Stéphane Burton, directeur exécutif. Surtout depuis 2014, depuis qu’on est redevenu indépendant en s’appelant Sabena Aerospace."

Aujourd’hui, grâce à cette diversification, seuls entre 8 et 10% du chiffre d’affaires de cette société dépendent de Brussels Airlines.

S'il y a des délocalisations, il y aura une perte d'emplois

Directement concerné également, le bagagiste Swissport a récemment renouvelé un important contrat de plusieurs dizaines de millions d’euros sur trois ans avec Brussels Airlines.

"Si SN (Brussels Airlines, ndlr) décide de délocaliser ses vols africains sur l’Allemagne, automatiquement, il y aura une perte d’emplois pour les ouvriers de Swissport, c’est indéniable", Olivier Dufrasne, chef d’équipe et délégué syndical FGTB.

Le long-courrier et le statut de hub, de transit, de l’aéroport assurent plus de travail pour un bagagiste que les vols low cost. "Se concentrer sur le low cost sur Zaventem, c’est catastrophique, poursuit le délégué FGTB. Le low cost n’apporte rien de bon à l’aviation et aux sociétés de manutention."

Même inquiétude face au virage low cost du côté de Mobilis Masters, une société spécialisée : ses hôtesses et stewards multifonction nettoient annuellement 65 000 avions, dont ceux de Brussels Airlines.

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