Sortie du nucléaire : la Febeg dénonce la complexité des procédures pour obtenir un permis de bâtir

La Fédération belge des entreprises électriques et gazières (Febeg) appelle lundi, dans un communiqué, à la mise en place de "procédures d'autorisation correctes, rapides et transparentes" pour pouvoir construire de nouvelles unités de production d'électricité. Les procédures actuelles sont jugées trop complexes et lourdes, ce qui "menace le climat d'investissement, la sécurité d'approvisionnement et la prospérité économique".

De nouvelles unités de production d'électricité vont devoir compenser la sortie du nucléaire, prévue en 2025. Mais obtenir des permis - de bâtir et d'environnement - relève du "parcours du combattant", selon la Fédération des producteurs, négociants et fournisseurs d'électricité et de gaz. Ceci ne concerne pas uniquement la construction de centrales au gaz mais aussi le développement d'infrastructures de réseau, les projets d'hydrogène et les projets d'énergie éolienne.


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Des investissements "essentiels pour assurer la sécurité de l'approvisionnement et réaliser la transition énergétique accélérée, qui implique de facto une plus grande électrification de l'utilisation finale de l'énergie". En effet, dans le cadre de la transition énergétique, la demande en électricité va augmenter alors que la mobilité, par exemple, s'électrifie, pointe la Febeg.

Selon elle, de nouvelles centrales au gaz seront ainsi nécessaires même si la Belgique reporte - une nouvelle fois - sa sortie du nucléaire. Pour construire de nouvelles unités de production, les investisseurs peuvent compter sur le mécanisme de rémunération de capacités (CRM), qui offre un soutien via une vente aux enchères annuelle.

Un approvisionnement suffisant et fiable en électricité est fondamental pour l'économie belge

Pour participer aux enchères d'octobre prochain, les investisseurs potentiels doivent disposer d'offres finales avant le 30 septembre et donc des permis nécessaires. "L'heure tourne", met en garde la fédération. "Une réduction du nombre de projets d'investissement pour ces enchères, par exemple en raison d'un manque de permis, réduirait la concurrence pour cette enchère et pourrait entraîner également une insuffisance de nouvelles capacités de production."

"Un approvisionnement suffisant et fiable en électricité est fondamental pour l'économie belge et pour la prospérité de ses entreprises et de ses citoyens. C'est une nécessité pour maintenir et stimuler les investissements industriels et logistiques en Belgique", conclut la Febeg, qui appelle les différents gouvernements du pays à "prendre les mesures nécessaires".

Signature pour une task force du démantèlement nucléaire (Jt du 6 juillet)

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