Solvay investit plus de 100 millions d'euros dans un centre de recherche à Lyon

Solvay investit plus de 100 millions d'euros dans un centre de recherche à Lyon
Solvay investit plus de 100 millions d'euros dans un centre de recherche à Lyon - © JOHN THYS - AFP

Le chimiste belge Solvay a présenté vendredi son futur centre de recherches de Lyon, qui accueillera un millier de salariés à l'échéance 2023, au prix d'un investissement supérieur à 100 millions d'euros.

Ce spectaculaire bâtiment, tout en courbes et en transparence, remplacera une série de constructions hétéroclites bâties dans les années 50 en bordure d'autoroute dans la "Vallée de la Chimie" lyonnaise.

Le projet retenu se veut à la fois "bioclimatique" et "flexible". Il s'articule notamment autour d'une rue intérieure conviviale reliant les principaux pôles du bâtiment à la manière des "ramblas" barcelonaises. Précédé d'un parc arboré, ce bâtiment servira de "vitrine" de la chimie lyonnaise à l'entrée sud de l'agglomération.

80% des bâtiments existants sur ce site de 17 hectares seront détruits, ce qui implique un complexe phasage des opérations pour que le centre puisse continuer à fonctionner pendant les travaux.

2000 employés 

Comme déjà annoncé, le centre lyonnais verra ses effectifs doubler en accueillant notamment les chercheurs Solvay d'Aubervilliers (région parisienne). "Nous ne savons pas encore quel sera le pourcentage de gens qui viendront", a indiqué le président du comité exécutif Jean-Pierre Clamadieu, dont c'était l'une des dernières interventions publiques avant de prendre la tête du groupe énergétique Engie. "Mais nous souhaitons accueillir tout le monde et nous avons mis en place, avec nos organisations syndicales, un package très complet pour favoriser ce mouvement", a ajouté M. Clamadieu.

Entre futur centre de recherche, le centre administratif et ses usines, Solvay emploiera au total quelque 2000 personnes à Lyon. "Ce sera la plus grande concentration d'effectifs du groupe dans le monde", devant même le siège bruxellois (900 personnes) ou les sites chinois ou américain, a fait valoir M. Clamadieu, qui a expliqué ce choix par l'existence d'un "écosystème très performant en matière de recherche et développement" dans la région.

Interrogé sur la cession programmée de ses activités dans les nylons à son concurrent allemand BASF, M. Clamadieu a indiqué attendre la décision des autorités européennes de la concurrence pour le 18 décembre.

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