Selon Lockheed, l'offre pour le F-35 est sous le budget prévu pour le remplacement des F-16

Selon Lockheed, l'offre pour le F-35 est sous le budget prévu pour le remplacement des F-16
Selon Lockheed, l'offre pour le F-35 est sous le budget prévu pour le remplacement des F-16 - © AFP

L'offre américaine proposant à la Belgique d'acheter le chasseur furtif F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin pour remplacer ses F-16 vieillissants est "en dessous du budget" fixé par le gouvernement belge, a affirmé mardi un responsable de cette entreprise.

"Nous sommes en dessous du budget", a assuré le vice-président de Lockheed Martin pour le développement des affaires et l'intégration stratégique de Lockheed Martin, Jack Crisler, à quelques journalistes belges lors du salon aéronautique de Farnborough, au sud-ouest de Londres.

Prix en baisse au fil du temps

"Je suis très content avec notre prix", a-t-il ajouté, sans révéler le montant précis proposé par le gouvernement américain en réponse à l'appel d'offres lancé en mars 2017 par le ministère de la Défense. Mais il a évoqué un prix d'"environ 80 millions de dollars" l'unité pour le F-35A (à atterrissage et décollage conventionnels), en ligne avec les chiffres cités antérieurement faisant état d'une baisse progressive du prix du F-35 à mesure que la production monte en cadence, alors que 309 avions ont déjà été livrés à plusieurs pays.

Le gouvernement belge a fixé un montant initial d'environ 3,6 milliards d'euros pour cet achat d'Etat à Etat, tout en sachant que le coût du programme, sur les 40 ans de durée de vie estimé du nouvel appareil, serait d'une quinzaine de milliards d'euros.

L'agence américaine de coopération militaire (DSCA), qui dépend du Pentagone et gère les ventes de matériel militaire américain via la procédure FMS ("Foreign Military Sales"), avait pour sa part évoqué fin janvier un montant potentiel plus élevé, de 6,53 milliards de dollars, comprendrait 34 F-35 dans la version A (à atterrissage et décollage conventionnels), 38 réacteurs F-135 fabriqués par Pratt & Whitney, des systèmes de guerre électronique et de communication, un simulateur de vol, l'accès au système de maintenance et de suivi ALIS (Automatic Logistic Information System) du chasseur furtif et "d'autres équipements".

La meilleure offre ?

Un autre avion est en compétition, l'Eurofighter européen promu par le Royaume-Uni, alors que la France a remis, en dehors de l'appel d'offres officiel, une proposition de "partenariat stratégique" bâtie autour du Rafale de Dassault Aviation.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont remis le 14 février dernier leur "meilleure offre finale" (en jargon "Best and Final Offers", BaFO), leurs propositions chiffrées définitives pour le remplacement des F-16 de la composante Air de l'armée, dont les plus anciens avions datent de 1982 et 1983.

"Nous pensons que nous avons un plan industriel robuste et significatif pour la Belgique" et ses trois Régions, a indiqué M. Crisler, en faisant allusion aux "paramètres à remplir" fixés dans l'appel d'offres (en jargon un "Request for Government Proposal", RfGP).

Bien que la Belgique ne soit partenaire initial du F-35 - un programme lancé dans les années 2000 sous l'appellation de "Joint Strike Fighter" (JSF), trois entreprises belges, Esterline (anciennement Barco), Asco (récemment racheté par l'Américain Spirit Aerosystems) et Solvay, par le biais d'une filiale installée aux Etats-Unis, sont associées au chasseur furtif "de cinquième génération" de Lockheed.

Les avions à livrer à la Belgique - la Défense souhaite remplacer ses F-16 dans la période 2023 à 2028 par 34 avions de "nouvelle génération" - seraient au standard Block 4 (qui reste à mettre au point), a ajouté M. Crisler.

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