Scandale Veviba: le groupe Verbist annonce qu'il n'y a pas de repreneur, et critique vivement Denis Ducarme

Scandale Veviba: le groupe Verbist annonce qu'il n'y a pas de repreneur, et critique vivement Denis Ducarme
Scandale Veviba: le groupe Verbist annonce qu'il n'y a pas de repreneur, et critique vivement Denis Ducarme - © KOEN BLANCKAERT - BELGA

La Sogepa, le bras financier de la région wallonne n’aurait pas trouvé de repreneurs pour le site de l’abattoir Veviba à Bastogne et les autres sites présents en Wallonie. C’est ce qu’a déclaré le groupe Verbist dans long communiqué d’une dizaine de pages. A l’heure actuelle, ni la Sogepa ni le ministre de l’économie wallonne n’ont confirmé ces informations.

Fin mars, la Région wallonne avait désigné deux managers de crise afin de trouver un repreneur. Une décision était attendue pour la fin mai mais rien n’a encore été acté. Aujourd’hui, le groupe Verbist décide d’agir seul : "Les demandes répétées de veiller au transfert des entreprises wallonnes du groupe Verbist à des acteurs économiques wallons n’ont finalement pas pu être réalisées, au-delà de la volonté du groupe Verbist. C'est pourquoi le Groupe Verbist a décidé d’œuvrer de manière constructive et sur ses propres forces, en tenant compte de tous les intérêts, pour des solutions structurelles pour les entreprises", explique le groupe Verbist dans son communiqué. Le groupe Verbist peut-il continuer ces activités sur le site de l’abattoir de Bastogne ? Après tout, l’entreprise a récupéré ses agréments le 31 mai dernier.

Au passage, dans son communiqué, le groupe Verbist s’en prend au ministre fédéral de l’agriculture, Denis Ducarme, estimant qu’il est responsable du "tumulte hystérique qui s’est abattu contre cette entreprise". La réponse du ministre ne s’est pas fait attendre : "Moi quand je regarde le dossier, je ne comprends pas qu’il n’y pas davantage de reconnaissance des faits constatés lors de la perquisition", explique Denis Ducarme qui rappelle que de la viande surgelée datant de 2001 a été retrouvée dans l’abattoir de Bastogne. "J’ai donné un agrément qui conditionne la reprise des activités de l’abattoir de Bastogne au fait que le groupe Verbist n’est plus d’autorité au niveau du management et de l’organisation des activés du site".

"Le scandale fait suite à des perquisitions judiciaires à Bastogne. Il est question de faits de fraude extrêmement graves", répond M. Ducarme. "Sur 200 palettes contrôlées, 138 étaient non conformes."

"Je suis d'une précaution absolue", convient-il, alors que l'Etat belge s'est porté partie civile dans le dossier judiciaire en cours.

Les Clés de l'Info: Veviba en chiffres JT 19h30 du 13/03/2018

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