Salaires: les patrons du Bel20 ne connaissent pas la crise

Il suffit de consulter les rapports annuels des sociétés du Bel20 pour s'en rendre compte. La rémunération des patrons de ces 20 grandes sociétés cotées en bourse de Bruxelles a augmenté en moyenne de plus de 2 millions d'euros. Mais il y a certains chefs d'entreprises qui tirent les chiffres vers le haut. Le patron d'AB Inbev, Carlos Brito a, par exemple, empoché à lui seul plus de 7 millions d'euros. Il a touché une très gros bonus parce qu'il a atteint ses objectifs stratégiques. A rapprocher sans doute des plans des restructurations lancés en Europe (et notamment en Belgique) pour réduire les coûts.

Le deuxième au classement est Albert Frère qui perçu près de 4 millions d'euros. Vient ensuite le patron d'UCB, Roch Doliveux, avec près de 4 millions lui aussi, puis Gérard Mestrallet patron de GDF-Suez (la maison mère d'Electrabel) avec 3,3 millions.

Certains salaires ont nettement monté, comme celui de Pierre Oliver Beckers à la tête de Delhaize, et dans une moindre mesure celui de Christian Jourquin chez Solvay.

Par contre d'autres patrons ont été rabotés, comme Didier Bellens qui n'a été reconduit dans ses fonctions de CEO de Belgacom qu'en acceptant une réduction de ses émoluments (tout de même fixés à 2,4 millions). Mais globalement, on le voit, l'austérité est dépassée pour les patrons des 20 plus grandes sociétés belges.

F. Gilain

 

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