Salaires des top managers: "Inconcevable de revenir sur cette décision" (CSC)

Salaires des top-managers - "Inconcevable que le ministre De Croo veuille revenir sur cette décision"
Salaires des top-managers - "Inconcevable que le ministre De Croo veuille revenir sur cette décision" - © Belga

La CSC juge "inconcevable" que le vice-Premier ministre et ministre des Entreprises publiques, Alexander De Croo, estime que la limitation des salaires dans les entreprises publiques n'a jamais été coulée dans une loi et qu'il laissera les conseils d'administration régler les questions salariales.

"En raison d'un blocage des salaires, les travailleurs perdent une partie de leur revenu. Ils subissent également un saut d'index. Les factures des ménages vont sensiblement augmenter. La sécurité sociale est soumise à des économies draconiennes. Les trois partis libéraux du gouvernement font obstacle à une fiscalité honnête et juste", a déclaré Marc Leemans, le président de la CSC. "Or, c'est précisément le moment que choisit le vice-Premier ministre De Croo pour abandonner la piste du plafonnement des salaires des top managers dans les entreprises publiques. Comment peut-on à la fois demander au groupe le plus taxé de la société de fournir tous les efforts et laisser les salaires des top managers s'envoler? Il est difficile de l'expliquer, même si certains s'y emploient de toutes leurs forces."

"Le vice-Premier ministre De Croo estime donc que les négociations salariales doivent être libres. Il est convaincu que ces négociations peuvent être confiées aux conseils d'administration. Or, les salaires des travailleurs ne peuvent pas être négociés librement. La preuve: le saut d'index et le blocage salarial sont des mesures interventionnistes unilatérales du gouvernement dans la formation des salaires et sans concertation sociale. La liberté de négocier les salaires est manifestement une prérogative limitée à quelques privilégiés", conclut le président de la CSC.

Belga

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