Ryanair: selon Michael O'Leary, la grève de vendredi ne sera pas suivie

Le patron de Ryanair Michael O'Leary s'est exprimé à Bruxelles à propos de la grève prévue vendredi. Cette grève implique 6 pays, rien qu'en Belgique plus de 60% du personnel devrait débrayer selon la CNE. Mais pour Michael O'Leary l'impact en Belgique sera minime et le mouvement ne sera pas suivi. Il décide de maintenir plus de 95% des vols en Belgique. Seulement 6 vols seront annulés (4 à Bruxelles et 2 à Charleroi) dans notre pays sur plus de 150, dit-il. 

Il s'en est pris à la CNE et a menacé de supprimer des jobs en Belgique si les grèves se poursuivaient : "Si les syndicats mettent à mal notre entreprise sans le soutien de nos pilotes et du personnel de cabine, nous devrons réfléchir à la diminution de notre flotte à Charleroi et à Zaventem pour éviter cela. Il n'y a pas de raison à cette grève. Nous avons reconnu les organisations syndicales, accepté de passer en contrat local et de respecter la législation locale (en 2019). On accepte de négocier et il y a quand même une grève. Annulez cette grève qui n'est pas soutenue par la très grande majorité des travailleurs de Ryanair", a déclaré Michael O'Leary. "Les pilotes et le personnel de cabine belge ne soutiennent pas la grève", selon lui.

"Ces grèves à répétition nuisent à la compagnie et aux clients. Il faut annuler cette grève de vendredi, non soutenue, au bénéfice de la compagnie dont l'image a fortement été écornée et des clients qui veulent pouvoir réserver leurs billets normalement sans craindre de futures grèves", a ajouté le patron de la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts.

"Crazy unions"

Selon Michael O'Leary, les syndicats - "crazy unions"- sont le problème. Selon lui, ils sont désorganisés et pas intéressés par un accord. Il souligne aussi que seul un syndicat, la CNE, a lancé un appel à la grève alors que la CGSLB et le Setca ne sont pas impliqués. "Ils ne peuvent même pas constituer une délégation pour négocier", a ajouté Michael O'Leary.

"Respect pour les travailleurs et les passagers", a lancé Didier Lebbe de la CNE, à Michael O'Leary à la sortie de la conférence de presse. "Négociez, négociez !", a-t-il répondu sèchement.

Ryanair introduit une plainte auprès de la Commission européenne et demande une enquête pour "conduite anti-compétitive" des syndicats et du personnel des compagnies concurrentes. Ryanair les accuse d'organiser des grèves répétées pour faire du tord à la compagnie low-cost irlandaise au bénéfice de la concurrence.

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