Ryanair dénonce une "vendetta" de Bruxelles contre le modèle low cost

"Le fait que la Commission européenne, depuis sa défaite dans l'affaire de Charleroi en 2008, ait augmenté le nombre d'enquêtes sur les aéroports (où opère) Ryanair, est une preuve éclatante de la vendetta menée par la direction générale de la concurrence", a estimé le directeur général adjoint de la compagnie, Michael Cawley, lors d'une conférence de presse.

En 2008, la Cour européenne de justice avait annulé une décision de la Commission européenne condamnant des avantages consentis par la région wallonne et l'aéroport de Charleroi à Ryanair.

Mais Bruxelles enquête désormais sur des aides publiques accordées dans 18 aéroports en Europe où opère Ryanair, dont ceux de Marseille, Nîmes, Carcassonne, La Rochelle, Pau et Angoulême. Ces procédures menacent l'activité et les emplois de la compagnie, selon celle-ci.

Fermeture de terminaux ?

"Cette vendetta contre Ryanair et les aéroports régionaux doit se terminer avant qu'elles n'aient des répercussions négatives", a ajouté Michael Cawley. Et d'évoquer des fermetures de lignes, voire de terminaux là où Ryanair assure l'essentiel de l'activité. "Marseille ne pourrait pas réussir sans Ryanair et l'enquête pourrait conduire à la fermeture du terminal mp2", a-t-il dit.

L'activité de la compagnie, qui compte transporter 80 millions de passagers en 2012, serait également menacée par un projet de directive européenne visant à uniformiser les taxes imposées aux compagnies dans les aéroports publics, supprimant ainsi les avantages accordés dans les terminaux low cost.

"Quand on achète ses avions 70 millions de dollars pièce, le baril de brut 100 dollars et qu'il faut encore payer les pilotes et les équipages, on ne peut pas reverser 20 euros de taxe par passager aux aéroports sur un prix de billet moyen de 40 euros", a souligné le dirigeant.

La Commission doit adopter de nouvelles lignes directrices relatives au secteur de l'aviation, qui couvrirait notamment le financement des infrastructures aéroportuaires, à la suite d'une consultation publique.

AFP

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