Royal Boch: la faillite est maintenant prononcée

Royal Boch: le tribunal de commerce de Mons prononce la faillite
Royal Boch: le tribunal de commerce de Mons prononce la faillite - © Belga

La faillite de la faïencerie louviéroise Royal Boch a été prononcée jeudi matin par le tribunal de commerce de Mons en l'absence de l'homme d'affaires Patrick De Maeyer qui avait repris l'entreprise. Ce dernier a également été condamné à donner de l'emploi aux ouvriers encore sous contrat avec lui.

Jeudi matin, la faillite de la dernière faïencerie belge a été prononcée par le tribunal du commerce de Mons puisqu'aucun nouveau repreneur ne s'est fait connaître avant la fin de la réorganisation judiciaire qui se terminait ce 2 avril. Deux curateurs ont été désignés pour, entre autres, liquider les actifs et prendre les décisions ad hoc concernant le volet social de la manufacture.

Le tribunal du travail de La Louvière a également condamné ce jeudi Patrick De Maeyer à fournir un emploi aux 34 ouvriers encore sous contrat avec lui. Cette décision devrait permettre une rupture rapide des contrats, Patrick De Maeyer étant dans l'impossibilité matérielle de répondre à la demande du tribunal. 

Les contrats des ouvriers devraient être rapidement rompus, ce qui leur permettra de percevoir des allocations de chômage. Cela faisait plusieurs mois que Patrick De Maeyer ne leur versait plus aucun salaire tout en refusant de leur donner leur préavis. Selon Marianne Pétré, conseil des ouvriers, il s'agit d'une véritable mise à mort d'une entreprise historique. "Patrick De Maeyer s'est limité à spolier l'entreprise et à jouer avec les ouvriers et leur travail". Ecoutez son interview, ci-contre. 

Les travailleurs tristes mais soulagés

"C'est la fin d'un long cauchemar", a indiqué un porte-parole de la FGTB. "Nous nous battions depuis longtemps pour que la faillite de l'entreprise soit prononcée, ce qui est enfin le cas ce jeudi matin".

"Les travailleurs sont donc soulagés à ce niveau. Mais ils sont très tristes car, pour ces personnes, dont la plupart ont une ancienneté de 30 à 40 ans dans l'entreprise, c'est une page d'histoire qui se tourne. De plus, ils se retrouvent sans emploi et, à leur âge, beaucoup se demandent quelles sont les perspectives d'avenir". 

La FGTB s'est par ailleurs inquiétée du fait que l'actionnaire majoritaire de Royal Boch, Patrick Demaeyer, reste propriétaire de la marque Boch. "Cela rend impossible pour l'heure la vente des produits Boch par la curatelle. Ce dossier reste à traiter le plus vite possible".

C.B. avec Belga
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