Roumanie: report de la visite du FMI et de l'UE pour cause de référendum

Le Premier ministre roumain, Victor Ponta, à Bruxelles le 12 juillet 2012
Le Premier ministre roumain, Victor Ponta, à Bruxelles le 12 juillet 2012 - © Thierry Charlier

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE) ont reporté d'une semaine une visite prévue en Roumanie et viendront dans ce pays après le référendum sur la destitution du président prévu le 29 juillet, a annoncé lundi le Premier ministre roumain Victor Ponta.

"C'est une procédure normale. Le FMI et l'Union européenne ont toujours préféré ne pas venir en période de campagne électorale", a indiqué M. Ponta lors d'une conférence de presse.

La visite de la délégation du FMI et de l'UE qui devait débuter le 24 juillet commencera donc le 31 juillet, a précisé le Premier ministre social-démocrate.

La Roumanie vit depuis le début du mois de juillet une des crises politiques les plus graves depuis la chute de la dictature communiste il y a 23 ans.

La coalition de centre-gauche, l'Union sociale-libérale (USL), arrivée au pouvoir en mai, a engagé en l'espace d'une semaine la destitution du président de centre-droit Traian Basescu, aujourd'hui suspendu.

Cette destitution ne sera définitive que si elle est validée par un référendum organisé le 29 juillet.

Les méthodes utilisées par l'USL ont été critiquées entre autres par la Commission européenne, l'Allemagne et les Etats-Unis.

Confrontée à une des pires récessions de l'Union européenne en 2009 et 2010, la Roumanie, membre de l'UE depuis 2007, avait dû avoir recours à un plan d'urgence du FMI, de l'UE et de la Banque mondiale de 20 milliards d'euros.

Le gouvernement de centre-droit qui était alors au pouvoir (jusqu'à sa chute sur une motion de censure en mai) avait en échange adopté des mesures d'austérité draconiennes afin de redresser ses finances publiques.

Bucarest a terminé ce plan en 2011, "avec succès" selon les bailleurs de fonds internationaux mais a conclu avec le FMI et l'UE un accord dit "préventif".


AFP

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