Renault : le responsable de l'affaire d'espionnage avait un compte en Suisse

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Renault - © AFP

Les policiers français ont découvert que le responsable de la sécurité de Renault, à l'origine de l'affaire d'espionnage chez le constructeur d'automobiles et désormais soupçonné d'escroquerie, possédait un compte en Suisse, selon une source proche du dossier.

Ce responsable, Dominique Gevrey, avait été inculpé dimanche d'escroquerie, soupçonné d'avoir détourné de l'argent versé par Renault pour financer une supposée "source" à l'origine des accusations d'espionnage qui ont débouché sur le licenciement en janvier de trois cadres du groupe. Des enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage) sont parvenus à suivre le flux des 245.000 euros versés par Renault. Cette somme a d'abord transité par l'Espagne, sur un compte détenu à la Caixa de Madrid par Michel Luc, un ancien employé de la société de renseignement Geos, ami de Dominique Gevrey et censé avoir servi d'intermédiaire avec la "source". Au moins la moitié des 245.000 euros est ensuite parvenue sur un compte ouvert en 2010 à la Banque cantonale vaudoise de Lausanne par Dominique Gevrey, a dit mardi cette source proche du dossier, confirmant une information du Canard enchaîné à paraître mercredi. Le parquet de Paris n'avait pas confirmé cette information mardi soir.
Dominique Gevrey, un ancien militaire, est à ce jour le seul mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans cette affaire qui a ébranlé Renault. Il a été placé en détention provisoire dimanche.

Belga
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