Record en termes d'investissements étrangers en Belgique pour 2017

Illustration - Usine Total à Anvers
Illustration - Usine Total à Anvers - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Si l'on croit le baromètre annuel sur l’attractivité belge du consultant EY, 2017 a été une année record pour la Belgique en termes d’investissements étrangers.

215 investissements, près de 6000 emplois créés, la Belgique semble retrouver les faveurs des entreprises étrangères. Petit bémol tout de même, la progression du pays est légèrement inférieure à la moyenne européenne, et elle se concentre dans quelques secteurs bien précis.

"Le secteur des transports, le secteur des produits chimiques et le secteur des services sont les trois secteurs prioritaires. Ce qui est aussi intéressant de voir, c’est que les secteurs pharmaceutique et numérique sont vraiment deux secteurs en boom, en croissance importante, et c’est aussi une tendance générale au niveau européen", explique Marie-Laure Moreau, responsable Wallonie chez EY.

La Flandre possède plus de la moitié des investissements

L'enquête montre aussi qu'il existe des différences substantielles entre les grandes régions du pays. La Flandre possède plus de la moitié de ces investissements.

Autre constat, les investissements étrangers y créent, en moyenne, plus d’emplois qu’en Wallonie et surtout qu’à Bruxelles. La capitale se place avant-dernière dans le classement des capitales européennes les plus attrayantes. 

La mobilité pourrait faire partie de l'explication. Selon Marie-Laure Moreau, "c'est vraiment un problème. C’est d’ailleurs probablement pour ça qu’on attire moins d’investissements et beaucoup moins d’investissements avec de la main-d’œuvre. C’est surtout un problème à Bruxelles, ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas un problème en Flandre et en Wallonie. La Flandre a une force au niveau de son infrastructure, avec ses quatre ports. Ça, c’est clairement aussi un élément qui est mis en évidence, mais la mobilité sur les réseaux routiers reste un problème majeur."

Enfin, la société de consultance met en cause le coût salarial et la pression fiscale, qui resteraient trop élevés en Belgique au regard de la moyenne européenne. Pas parce que le gouvernement fédéral n'a pas pris suffisamment de mesures, mais parce que les États européens se livrent une concurrence fiscale exacerbée.

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