Recevoir un colis d'un site qui ne livre pas en Belgique: c'est possible via la "réexpédition"

Certains site ne permettent parfois pas d'expédier les achats en Belgique, mais cet obstacle n'est pas incontournable
Certains site ne permettent parfois pas d'expédier les achats en Belgique, mais cet obstacle n'est pas incontournable - © JUSTIN SULLIVAN - AFP

Avec la période de Noël, nombreux sont ceux tentés d'éplucher les sites de ventes sur Internet pour trouver la perle rare à offrir à papa, maman, mamie ou les enfants. Seulement, certains sites ne livrent pas en Belgique. Existe-t-il un moyen de commander quand même sur des sites qui ne permettent pas aux belges de recevoir leurs produits directement chez eux ? Oui, via la "réexpédition", un processus peu connu, mais qu'est-ce que cela induit juridiquement ?

La paire de chaussure que vous avez repérée sur un site américain vous fait de l’œil mais ce site ne livre pas dans notre plat pays ? Pas de problème, de nombreux site proposent de "réexpédier" votre achat depuis un pays dans lequel le site de vente livre vers la Belgique. Ils s'appellent "Mailboxde", "Relayshopusa", "Boxpostale", "Colisexpat" ou encore "Shopping-usa" et peuvent s'avérer bien pratique pour mettre la main sur des produits qu'on ne trouve pas forcément chez nous.

Concrètement, c'est quoi?

Le principe est simple. Vous choisissez la paire de chaussure qui vous plaît le plus sur le site que vous avez débusqué sur Internet. Lorsque vous passez votre commande, il vous sera forcément demandé une adresse de livraison. Si la Belgique ne figure pas parmi les pays livrables, c'est là que s'amorce la recherche d'un site de réexpédition. Sur base des pays où le site livre, vous cherchez un site qui réexpédie depuis ce pays, par exemple, notre site de vente de chaussures ne livre pas en Belgique mais en Allemagne. Sur une moteur de recherche, nous recherchons donc "réexpédition Allemagne".

Une fois le site trouvé, il nous fournit une "adresse de livraison" en Allemagne. Il nous suffit donc de l'indiquer sur le site, là où vous auriez mentionné votre propre adresse si la Belgique faisait partie des pays livrables. Jusqu'ici, vous avez commandé vos chaussures qui sont en chemin vers l'Allemagne.

Une fois arrivées à l'adresse allemande, la société vous indique qu'elles sont prêtes à être réexpédiées. Moyennant payement - selon les tarifs du site, qui peuvent varier de l'un à l'autre - votre colis est acheminé à votre adresse que vous indiquez cette fois-ci sur le site de réexpédition. Si tout se passe bien, vous recevez vos chaussures dans votre boîte aux lettres quelques jours plus tard.

Que faire en cas de problème?

Ces sites qui jouent les intermédiaire dans votre livraison paraissent bien pratiques mais qu'en est-il alors des mesures prendre si un problème survient dans la livraisons ? "En Europe, en principe, le vendeur assume la responsabilité de la livraison jusqu’à ce que le consommateur réceptionne son colis, sauf si le consommateur a lui-même choisi l’opérateur qui s’occupe de la livraison", explique France Kowalsky, rédactrice du magazine "budget et droit" chez Test Achats.

"En pratique, vendeur et service de livraison se renvoient parfois la balle mais, juridiquement, c’est le vendeur qui doit assumer la responsabilité", note-t-elle cependant. Pour les colis provenant des Etats-Unis, la législation est plus trouble.

Et la garantie?

"En Europe, le vendeur doit fournir une garantie de deux ans", avance la spécialiste de chez Test Achat. Dans ce cas, le mode de livraison importe peu. Mais cela n'est obligatoire que pour les commerçants européens, mais pas que. Si vous achetez pas exemple sur un site asiatique ou américain qui livre en Europe, les règles en matière de garantie sont les mêmes. Dans le cas de nos chaussures livrables en Allemagne mais pas en Belgique, la garantie de deux ans est donc bien d'application. Si en revanche, vous achetez sur un site américain qui ne livre qu'aux Etats-Unis et que votre colis est ensuite "réexpédié" en Belgique, ce sont les règles américaines qui s'appliquent.

"Un site chinois avec extension .com qui prévoit un site en français dans une liste de drapeaux à cocher ou d’abréviations de langues à cocher, avec des prix en euros et des livraisons en Belgique doit aussi fournir une garantie de deux ans", précise France Kowasky. "Si un consommateur belge revendique cette garantie de deux ans, il doit le faire à l’égard de son vendeur. En toute logique, il devrait donc le faire à l’égard du vendeur chinois dans l’exemple", ajoute-t-elle

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