Et si les Etats-Unis se retrouvaient en cessation de paiement?

Pour Peter Vanden Houtte, économiste en chef d'ING Belgique, "on peut quand même craindre une réaction de panique". Le pays le plus puissant au monde "qui décide de ne pas rembourser sa dette, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire", dit-il.

Concrètement, "les investisseurs vont éviter tout risque à ce moment-là et donc, je peux m'imaginer que les bourses perdent fortement et qu'il y ait une ruée sur les obligations, considérées comme les plus sûres, probablement sur les obligations allemandes. On va probablement aussi avoir un effondrement du dollar et une remontée de l'or. Tout ça parce qu'on assistera quand même à un choc qui ressemble un peu à ce qu'on a vu après la faillite de Lehman. Donc tout à coup, il y a un évènement extraordinaire que personne n’avait cru possible. A ce moment-là, on évite tout risque et cela veut dire que tous les actifs qui ont un peu de risques risquent de perdre quand même pas mal".

Jeudi, face à ce péril grandissant, des leaders républicains de la Chambre ont présenté une autorisation d'augmentation du plafond de la dette à court terme, sans condition préalable. Pas non plus de lien une sortie de crise du "shutdown", qui devra emporter d'autres voies. Mais cette annonce a suscité un regain d'optimisme sur les marchés, après un mois d'annonces négatives, souligne le Washington Post.

Avec M. Visart

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