Quel remplaçant pour le F-16? Les militaires donnent leur avis

Quel remplaçant pour le F-16? Les militaires donnent leur avis
Quel remplaçant pour le F-16? Les militaires donnent leur avis - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La Défense nationale recrute. Elle organisait mardi une journée d'information pour les lycéens à la base de Beauvechain. L'occasion de voir où en est le remplacement du F-16.

Le Général Major Van Cinna, qui commande la force aérienne, a piloté des F-16 pendant 14 ans, il aime cet appareil, mais il se prépare à son remplacement: "Si je ne m’abuse, le gouvernement s’est mis d’accord pour décider du nom du candidat début 2018, donc nous avons encore un peu de temps. Mais ces programmes-là, il faut des années pour les réaliser". 

Un remplacement à gros coût: de 4 à 5 milliards.

Des militaires attachés au F-16

Pour rappel, cinq candidats ont marqué leur intérêt : deux américains, le F-35 de Lockheed Martin et le F-18 de Boeing, le Rafale du Français Dassault, le Suédois Gripen et l'Eurofighter.

Tous ces avions de chasse ont des qualités, mais les pilotes de l'armée sont prêts à attendre encore 10 ans avant de quitter le F-16. C'est le cas de Sonic qui est basé à Florennes: "On a toujours amélioré le F-16 et, au jour d’aujourd’hui, c’est encore une très bonne machine. Le F-16 est un appareil qui permet de faire beaucoup de missions différentes que ce soit d’attaques au sol, des missions antiaériennes, et même des missions de reconnaissance".

Le F-35?

L'appel d'offres n'est pas encore lancé. Il faut que le gouvernement donne son feu vert pour que la procédure démarre.

Mais le chef d'Etat-Major est convaincu qu'on retrouvera alors les cinq candidats qui ont marqué un intérêt de départ. Le Général Van Calleberghe: "Je crois que le marché belge est un marché qui intéressera beaucoup de monde. Nous sommes une Force Aérienne qui a une certaine expertise, donc j’espère que beaucoup de candidats se présenteront pour venir travailler chez nous".

Certaines rumeurs font état d'un choix pour le F-35. "Je peux contredire cela formellement. Il y aura une vraie compétition et on évaluera toutes les offres avec tous les éléments nécessaires. Nous y sommes obligés. C’est vraiment une compétition officielle au niveau mondial. Donc on comparera tous les candidat". D'autant que le choix pourrait avoir des retombées pour l'industrie belge. "Je suis de la génération de l’F -6 et du F-104 et ces deux machines-là ont eu des retombées énormes pour la technologie belge dans le secteurs espace et aviation".

Reste à voir quand et comment le gouvernement se prononcera sur la question. Le F-16 a encore du temps devant lui.

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