Proximus: une situation qui en rappelle d'autres en Europe

L'annonce de Proximus de se séparer de 1900 collaborateurs en trois ans et de recruter 1250 personnes n'est pas isolée. Cela arrive dans un contexte particulier, dans un secteur qui doit se transformer face à une concurrence de plus en plus rude.

Si l'on regarde chez nous, Proximus doit coexister avec deux autres opérateurs (pour l'instant car un quatrième pourrait faire son arrivée).

L'entreprise compte actuellement environ 13.000 employés. Si l'on compare avec les autres opérateurs, c'est beaucoup. Telenet emploie, lui, 3200 personnes et Orange Belgium compte 1450 employés. Proximus, entreprise historique belge doit donc gérer un héritage et apparaît comme un géant dans ce secteur qui doit faire preuve de réactivité. C'est ce qui pousse cet opérateur à se restructurer aujourd'hui.

Une situation semblable chez nos voisins

Proximus n'est pas le seul opérateur au niveau européen à se séparer et renouveler une partie de son personnel. En France, Orange comptait, jusqu'il y a peu, 92.000 employés. Mais en 2015, l'opérateur français décide de réduire son effectif. Résultat: 5000 postes supprimés par an en cinq ans.

Parallèlement à cela, et ce n'est pas sans rappeler l'annonce de Proximus, Orange engage environ 2000 nouveaux employés par an. Aux Pays-bas, la situation est similaire. L'opérateur historique KPN a annoncé en octobre dernier vouloir se séparer de 1500 personnes sur trois ans après divers plans déjà appliqués.

En Allemagne aussi, Deutsche Telekom prévoit de licencier près de 6000 personnes sur le territoire d'ici 2021.

C'est donc tout le secteur européen des télécommunications qui doit s'adapter et évolué en choisissant visiblement de passer par la case licenciement d'une partie de ses employés.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK