Proximus: soupçonnée de délit d'initié, Dominique Leroy donne sa version des faits

Dans un communiqué de presse envoyé ce dimanche, Dominique Leroy, la CEO sortante de Proximus, s’est défendue d'avoir commis un délit d’initié lors de la vente de ses actions Proximus. Une vente qui s'est faite quelques jours avant d’annoncer son départ pour l'opérateur néerlandais KPN.

"Je voudrais donner des éclaircissements sur la vente de mes actions Proximus du 1er août 2019", avance-t-elle dans son communiqué. "Un CEO d’une entreprise cotée en bourse n’a que peu de périodes dans l’année où il peut traiter ses actions sur le marché. En ce qui me concerne, j’étais en 'période d’interdiction' - c’est-à-dire une période pendant laquelle aucune transaction n’est autorisée - depuis le 22 novembre 2018. Cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais l’intention de vendre mes actions mais cela m’était interdit. Après la publication des résultats du deuxième trimestre, le 1er août 2019 était la première date à laquelle de nouvelles transactions m’étaient autorisées. J’ai donc donné fin juillet instruction à la banque de vendre des actions Proximus à cette date, ce qui a été effectué, avec comme il se doit notification au régulateur le 5 août et publication sur son site le 6 août", précise-t-elle.


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Dominique Leroy affirme qu’elle n’avait à ce moment-là, pas encore pris la décision de quitter l’entreprise. "J’étais en effet en discussion sur le renouvellement de mon contrat avec Proximus et en conversation avec diverses parties externes, dont KPN".

Enquête en cours

Dominique Leroy a vendu le 1er août 10.840 actions Proximus au prix de 26,32 euros l’action, pour un montant total de 285.342,40 euros, selon le site internet de la FSMA, qui communique les opérations de responsables d’entreprises cotées en Bourse.

"Je comprends qu’a posteriori, ce timing puisse créer la perception que j’ai procédé à cette vente juste avant et à cause de mon départ. Ceci n’est en aucun cas la raison de ma vente d’actions mais peut effectivement être interprété comme tel par le monde extérieur, dès lors que les discussions avec KPN ont abouti rapidement après mes congés et que la communication de mon départ a déjà dû être effectuée début septembre", conclut-elle.

Le gendarme boursier, la FSMA, doit encore se prononcer, comme il est de coutume dans pareille situation, sur les circonstances exactes de cette vente d’actions.

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