Privatisation de Belfius: la banque privilégie le scénario d'une introduction en bourse, limitée à 49,9%

Jos Clijsters et Marc Raisiere de Belfius. Le CA de la banque a remis son avis au gouvernement.
Jos Clijsters et Marc Raisiere de Belfius. Le CA de la banque a remis son avis au gouvernement. - © AURORE BELOT - BELGA

C’est dans l’air depuis quelque temps : l’Etat belge a des projets pour la banque publique Belfius,  dont il est actionnaire à 100%. Si ces projets ne sont pas encore très clairs, une chose est sûre, il y aurait un consensus au sein du gouvernement Fédéral pour procéder à la privatisation partielle de ce bijou de famille.

Et le projet semble largement partagé par la direction de la banque. Le conseil d’administration de Belfius s’est en effet prononcé hier soir sur le scénario qui aurait sa préférence. Dans un avis destiné à l’Etat belge, il dit privilégier le scenario d’une privatisation partielle de la banque via une introduction en Bourse d’une participation majoritaire. Belfius qui toutefois préfèrerait qu’on n’aille pas au-delà des 49,9%, pour ne pas perdre l’ancrage public de la banque.

Le conseil d'administration argumente son point de vue pro-privatisation partielle en évoquant "la solidité financière dont Belfius jouit désormais" et qui ne justifie plus, à ses yeux, que l'Etat belge demeure son actionnaire unique. Une privatisation partielle par le biais d'une introduction en Bourse permettrait en outre à Belfius de réaliser ses ambitions de croissance dans ses domaines stratégiques clés grâce à un accès aux marchés financiers, selon ses administrateurs.

Au fédéral de choisir

La banque et son propriétaire unique sont donc sur la même longueur d’onde. Mais, soyons clairs, la position de la direction de la banque se limite à un avis. In fine, c’est bien le gouvernement Fédéral qui tranchera, lui qui a sauvé des eaux l’ex-Dexia devenue Belfius en 2011, pour la somme de 4 milliards d’euros.

Il se murmure que le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), aurait soumis une note d’intention à ses collègues du gouvernement. Plusieurs cas de figure seraient sur la table, mais sans que rien ne soit à ce stade – en tout cas officiellement – retenu. Contacté par nos soins, une source gouvernementale nous précise que de toute façon une telle opération se fera dans la "plus grande discrétion".

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