Premier vol long-courrier d'Air Belgium au départ de Charleroi

Le premier vol commercial d'Air Belgium a décollé ce dimanche, peu après 15h00, de la piste de l'aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport - BSCA) à destination de Hong Kong. Ce voyage marque le grand départ de la nouvelle compagnie aérienne belge, qui avait déjà opéré au cours de ces derniers mois une série de vols pour le compte de tiers. Pour le BSCA, il s'agit aussi d'une primeur : celle du tout premier vol long-courrier opéré depuis Charleroi. Le lancement d'Air Belgium fait suite à un travail de longue haleine.

Vol technique avant le vol inaugural

Début 2017 déjà, le CEO Niky Terzakis dévoilait pour la première fois ses plans dans la presse. L'ambition était alors de voler pour l'été de cette même année. Mais la procédure d'obtention d'une licence de vol (certificat de transporteur aérien) a pris plus de temps que prévu et le précieux sésame a finalement été obtenu en mars dernier. Entre-temps, Niky Terzakis a annoncé qu'Air Belgium serait basé à Charleroi et que le premier vol relierait la métropole wallonne à Hong Kong. Le vol inaugural était prévu pour le 30 avril, mais ce projet a également été contrarié, faute d'accord de survol de la Russie. Le feu vert a finalement été obtenu à la mi-mai, ouvrant la voie au premier vol d'Air Belgium ce dimanche 3 juin. Ce premier voyage est encore considéré comme un "vol technique", devant permettre de contrôler toutes les procédures et de peaufiner les derniers détails. L’avion n’a d’ailleurs décollé qu’avec quinze passagers à bord alors qu’il peut en accueillir 257. Le deuxième départ depuis Charleroi, le mercredi 6 juin prochain, est quant à lui considéré comme le véritable "vol inaugural". Il sera accompagné des festivités d'usage. BSCA a également des raisons de faire la fête. Le lancement des activités d'Air Belgium coïncide avec l'avènement des vols long-courriers depuis l'aéroport hennuyer.

Sur une piste d'atterrissage 

Entre 30 et 35 millions d'euros ont été investis pour allonger la piste d'atterrissage à 3200 mètres d'ici 2021 - jusqu'à ce moment, les appareils d'Air Belgium ne pourront pas voler à pleine charge - ainsi que 6 à 7 millions d'euros pour un nouveau terminal, un lounge et une zone commerciale, entre autres. Les deux avions qui composent actuellement la flotte d'Air Belgium, soit deux Airbus A340, ne sont pas restés au hangar ces derniers mois. Ils ont permis à la compagnie belge d'opérer une série de vols pour d'autres compagnies, comme Surinam Airways, TUI et Condor. Ces vols représentent plus de 10.000 passagers transportés.

Durant ce mois de juin, Air Belgium continuera à opérer des vols pour des tiers. Un appareil assurera ainsi tout le mois des vols vers l'Afrique pour le compte d'Air France. Dans un premier temps, la fréquence de deux vols par semaine entre Charleroi et Hong Kong ne requiert en effet qu'un seul avion. Un troisième vol par semaine sera opéré en juillet et même un quatrième à partir d'octobre. Air Belgium espère pouvoir ajouter un troisième avion à sa flotte dès cet été afin de pouvoir lancer, "dans les prochains mois", une seconde destination vers la Chine. Pour l’instant, la compagnie emploie une centaine de personnes ; elle compte tripler ce chiffre d’ici la fin de l’année. L’aéroport de Charleroi a de son côté créé 50 emplois supplémentaires. Du personnel parlant le mandarin a notamment été engagé afin de pouvoir accueillir dans de bonnes conditions les voyageurs chinois qui atterriront désormais deux fois par semaine sur le tarmac carolo.

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