Poutine: le gazoduc South Stream ne peut pas être construit "en l'état"

Les présidents turc et russe Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine au palais présidentiel d'Ankara le 1er décembre 2014
Les présidents turc et russe Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine au palais présidentiel d'Ankara le 1er décembre 2014 - © Adem Altan

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi à Ankara qu'il ne pouvait pas "en l'état" poursuivre le projet russo-italien de gazoduc South Stream, auquel l'Union européenne (UE) est opposée, en raison de l'opposition de la Bulgarie.

"Comme nous n'avons toujours pas reçu la permission de la Bulgarie, nous pensons que dans la situation actuelle la Russie ne peut pas poursuivre la réalisation de ce projet", a déclaré M. Poutine à la presse à l'issue d'une rencontre avec le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.

Dans la foulée, le chef de l'Etat russe a annoncé que le géant gazier russe avait décider "d'augmenter de 3 milliards de mètres cubes" les livraisons de gaz russe à la Turquie "afin de satisfaire ses besoins".

"Nous allons faire une réduction de 6% du prix du gaz naturel à compter du 1er janvier" 2015 pour la Turquie, a-t-il ajouté.

Porté par le géant gazier russe Gazprom, le projet South Stream, d'un coût évalué à 16 milliards d'euros, est destiné à approvisionner l'Europe en gaz russe en contournant l'Ukraine. Il a été bloqué par l'Union européenne dans le cadre des sanctions visant Moscou dans son conflit avec Kiev.


AFP

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