Pourquoi la Belgique attire plus qu'avant les entreprises américaines?

Un tiers des entreprises américaines interrogées estime que le climat des affaires s'est amélioré chez nous par rapport aux pays voisins.
Un tiers des entreprises américaines interrogées estime que le climat des affaires s'est amélioré chez nous par rapport aux pays voisins. - © ERIC LALMAND - BELGA

Les entreprises américaines et internationales sont plus disposées à investir en Belgique qu'il a deux ans. D'après le "Baromètre du business" de l'organisation de défense des intérêts de ces entreprises en Belgique, la Chambre du commerce américaine (avec ATKearney), un tiers des entreprises interrogées estime que le climat des affaires s'est amélioré chez nous par rapport aux pays voisins. Et cela, malgré les tensions commerciales internationales.

"On sera peut-être même plus attractif après cette crise commerciale"

La politique commerciale du président américain Donald Trump, les nouvelles barrières douanières et les risques de représailles n'inquiètent pas les entreprises étrangères chez nous. "On se fait un peu de soucis, confesse Marcel Claes, le Chief Executive de la Chambre de commerce américaine en Belgique, mais ce n'est pas notre premier soucis. Les entreprises que nous représentons pensent que c'est une crise à court terme et que tôt ou tard les Etats-Unis et l'Europe trouveront un accord. Et on sera même peut-être plus attractif qu'avant la crise."

Les entreprises étrangères comptent donc investir et créer de l'emploi chez nous dans les prochaines années. Mais "impossible" pour la Chambre américaine de commerce de les chiffrer.

Atout n°1 de la Belgique: la qualité de sa main d'oeuvre

Ce qui attire le plus les entreprises américaines et internationales chez nous, c'est la qualité des travailleurs puis notre position géographique, l'accès au marché européen et aux institutions européennes. Le principal frein à l’investissement est le prix du travail. Et ce, malgré les mesures du gouvernement fédéral dans le domaine, le tax shift notamment, qui ne convainquent pas: "On a rattrapé un peu de retard par rapport aux pays voisins en matière de coût du travail, les mesures du tax shift ont été appréciées reconnaît Marcel Claes, mais on a toujours du retard et c'est pour ça que ça reste le premier souci. Il faudra encore travailler là dessus". L'appel du pied au prochain gouvernement fédéral est clair.

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