Pour la FEB, la loi Peeters doit "absolument" être adaptée

Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB
Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB - © BRUNO FAHY - BELGA

Le Fédération des entreprises de Belgique (FEB) craint de voir la réforme du marché du travail initiée par le ministre Peeters (CD&V) vidée de sa substance. "Des adaptations sont absolument nécessaires", affirme l'organisation mercredi dans un communiqué.

En principe, la FEB est pour une annualisation de la durée de travail, prévue par la réforme du ministre fédéral de l'Emploi. Mais la mesure est compromise par des modalités supplémentaires et un coût plus élevé pour les entreprises, selon l'organisation. "Plus aucune entreprise n'utilisera cette 'flexibilité'", craint-elle.

"Handicap salarial"

Les entreprises critiquent aussi sévèrement le régime de télétravail occasionnel, qui "va beaucoup plus loin qu'initialement prévu" en accordant un droit au travailleur et une obligation à l'employeur de motiver tout refus. Pour la FEB, le régime relève davantage du "télé-congé" occasionnel.

De plus, pour la FEB, le projet de réforme du marché du travail ne garantit pas que le "handicap salarial" de la Belgique puisse continuer à se résorber. "Le risque est réel qu'en 2018, nous soyons à nouveau confrontés à un handicap des coûts salariaux", prévient la FEB.

"Si nous voulons poursuivre l'élan positif (plus d'investissements, plus d'emplois, moins de faillites...), il faudra changer son fusil d'épaule. C'est la raison pour laquelle une adaptation drastique du projet de loi sur le travail faisable et l'agilité au travail est absolument indispensable", ajouter Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB, cité dans le communiqué.

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